Depuis le scandale Cambridge Analytica, Facebook s’est vanté d’avoir changé et renforcé ses paramètres de confidentialité. Il semblerait cependant que le géant ne nous ait pas tout dit. En effet, selon Gizmodo, il aurait récemment bloqué l’accès à des informations sensibles qui étaient jusqu’alors disponibles pour les annonceurs. Ces informations leurs permettaient de mesurer l’impact de leurs campagnes publicitaires.

Le programme “Advanced Mobile Measurement Partner” concerné

Facebook a clôturé une source de données qui était devenue “indispensable aux publicitaires” car celle-ci partageait aux annonceurs des informations sur l’appareil des personnes ciblées. Il semblerait que ces données aient été disponibles pendant plusieurs années via le programme de partenaires marketing de Facebook. Suite au scandale Cambridge Analytica et à la surveillance des régulateurs à laquelle est confrontée le réseau social, celui-ci a décidé en janvier, il y a quelques semaines donc, de mettre à jour les conditions d’utilisations de son programme de façon tout à fait discrète.

Les données auxquelles les annonceurs n’ont désormais plus accès ne n’étaient pas ultra sensibles comme des noms ou numéro de téléphone, cependant, elles permettaient aux annonceurs de cibler précisément leurs campagnes en fonction des appareils des utilisateurs Facebook. L’entreprise de Mark Zuckerberg n’a pas souhaité apporter de détails, mais a bel et bien confirmé la mise à jour des conditions d’utilisation. Ainsi, depuis le 5 février, les partenaires doivent accepter les nouvelles conditions de Facebook, ils ont jusqu’au 22 avril prochain pour le faire.

Facebook, traumatisé par Cambridge Analytica ?

Le programme dédié aux annonceurs imposaient à ces derniers d’agir de manière responsable. Cependant, cela n’empêchait visiblement pas Facebook de craindre un nouveau scandale. C’est d’ailleurs cela qui l’aurait poussé à mettre un terme cette la fonctionnalité. Le réseau social aurait eu peur que des personnes mal intentionnées se servent de ces données.

À ce jour, le réseau social indique n’avoir trouvé aucun comportement suspect de la part des annonceurs. Comme l’indique un cadre d’une entreprise partenaire de l’entreprise, “Facebook a vu cela comme un problème de fuite de données potentiellement très important”, avant d’ajouter que le réseau social “ne pouvait pas contrôler si l’annonceur avait divulgué les données ou non”, une raison largement suffisante pour bloquer.

Depuis Cambridge Analytica, Facebook veille et recherche toutes les fuites potentielles. Le réseau social est aujourd’hui plus stricte dans le partage de données qu’il fait, il en est d’ailleurs contraint par les différents législateurs et régulateurs, comme c’est le cas avec le RGPD en Europe.