En décembre 2019, le Parti libéral-démocrate (LDP) au pouvoir et son allié, le parti Komeito, annonçaient qu’ils voulaient mettre en place de nouvelles mesures, pour encourager les entreprises japonaises à dépenser davantage, notamment dans la 5G. Le gouvernement vient d’approuver ce projet de loi lié à une nouvelle fiscalité 5G allégée.

Le Japon veut faciliter l’arrivée de la 5G

Pour accélérer le déploiement de la 5G, le Japon veut donner un coup de fouet à son économie en stimulant la croissance de l’année 2020 avec un projet baptisé “fiscalité 5G”. Ce projet de loi récemment approuvé par le gouvernement doit permettre au Japon d’accélérer.

En effet, un allègement fiscal de 15% pourrait être accordé aux opérateurs de téléphonie mobile, ainsi qu’à toutes les entreprises qui travaillent ou travailleront demain avec la 5G (les usines intelligentes ou les entreprises de l’agriculture intelligente utilisant l’IA dans les zones rurales). Le projet de loi doit désormais être validé par le Parlement du pays. Il pourrait entrer en vigueur dès l’été 2020.

Le projet de loi vise également à accélérer le développement des technologies liées aux drones. Les décideurs japonais s’inquiètent de l’influence croissante de la technologie 5G chinoise. Ce projet de loi fiscalité 5G doit inciter les entreprises japonaises à mettre un coup d’accélérateur et de passer à la 5G rapidement. Concrètement, les entreprises qui adopteront des technologies 5G pourront bénéficier d’incitations fiscales si elles répondent aux normes fixées par le gouvernement.

Dans le courant de l’année qui arrive, le Japon souhaite se transformer en véritable vitrine technologique pour le monde. Pour cela, la 5G doit être optimale : la faible latence, le débit important, et la densité des appareils sont des caractéristiques qui demandent une gestion optimale de l’infrastructure du réseau. Avec son projet de fiscalité 5G, le Japon cherche à se perfectionner dans ce domaine, sans passer par la Chine.

Une fiscalité 5G pour faire face à la concurrence chinoise

Huawei inquiète une bonne partie du monde. Les États-Unis sont toujours en campagne pour tenter de convaincre leurs alliés européens de ne pas passer par le géant chinois pour le développement de leurs réseaux 5G.

Huawei nie en bloc les accusations de l’administration Trump qui laissent penser que la société chinoise serait directement liée au gouvernement du pays. L’Australie et le Royaume-Uni, ont partiellement fait le choix de suivre les directives de Trump.

Plus récemment, des procureurs américains accusaient Huawei d’avoir collaboré avec l’Iran et la Corée du Nord. Jeudi 13 février 2020, les procureurs de Brooklyn, dans l’État de New York, ont dévoilé le comportement présumé illégal de la société en Iran ainsi qu’en Corée du Sud.

Ils accusent Huawei et ses filiales de tenter, depuis plusieurs années, de voler la propriété intellectuelle de plusieurs entreprises, notamment six sociétés technologiques américaines. En effet, les États-Unis pensent que Huawei pourrait être contraint par Pékin d’utiliser son équipement afin d’espionner les réseaux étrangers.