La nouvelle vient de tomber : Facebook va payer Reuters pour examiner les deepfakes publiées sur sa plateforme. En effet, une équipe de quatre journalistes sera chargée de mettre son expertise au service de la lutte contre la désinformation sur Facebook.

Une équipe de Reuters se fait embaucher par Facebook

Reuters a lancé un nouveau service baptisé « Reuters Fact Check« . Cette entité va devenir un partenaire de confiance pour Facebook, capable d’analyser et de quantifier les deepfakes sur la plateforme américaine. Leur rôle consistera donc à relever et catégoriser les contenus détectés puis à justifier leur caractère « faux ». Facebook utilisera ensuite les conclusions pour étiqueter les messages de désinformation comme faux et les classer dans l’algorithme du fil d’actualité afin de limiter leur diffusion.

Ce n’est pas la première collaboration entre les deux entreprises. En effet, en décembre 2019, Facebook et Reuters lançaient un programme intitulé Identifying and Tackling Manipulated Media, qui devait permettre aux journalistes de détecter les deepfakes. Bien que réalisé pour aider les journalistes à repérer les deepfakes, n’importe qui pourra le consulter, pour enrichir sa culture personnelle et éviter de tomber dans le piège des vidéos manipulatrices.

Trois types de contenus « deepfakes » seront analysés

Hazel Baker, directrice de la collecte d’informations chez Reuters, a déclaré que l’équipe dédiée à la traque des deepfakes pourrait s’agrandir au fil des mois. Elle affirme également que : « nous avons défini une échelle pour dénicher les deepfakes. D’un côté, il y a le contenu qui n’est pas transformé mais qui est publié hors de son contexte, comme les vieilles vidéos. Ensuite, il y a les vidéos montées de façon simpliste qui peuvent être ralenties, accélérées ou filtrées. Puis il y a les contenus mis en scène qui ont été modifiés grâce à l’intelligence artificielle, comme la fameuse vidéo de Barack Obama ».

Les équipes de Reuters ont parfaitement compris l’importance de la vitesse avec laquelle il fallait traiter ce genre de contenus malveillants. C’est en partie pour cette raison que l’équipe examinera les contenus publiés sur Facebook en se basant sur l’expérience de l’entreprise en matière de vérification des faits, et pas seulement en suivant les consignes de Facebook. À l’approche des élections américaines de 2020, Facebook avait besoin de s’entourer.