Le Royaume-Uni souhaite mieux réguler les contenus violents diffusés sur les réseaux sociaux, et c’est l’Ofcom (le CSA britannique) qui va s’en charger.

Du contenu violent aux yeux de tous

Depuis le suicide de Molly Russell, une jeune britannique de 14 ans, les autorités du pays cherchent à protéger leurs citoyens face aux contenus nocifs publiés sur les réseaux sociaux. L’adolescente avait en effet mis fin à ses jours après avoir été exposée à des images liées au suicide sur Instagram, drame qui avait poussé la plateforme à supprimer tous ses contenus en rapport avec l’automutilation et le suicide.

Le mois dernier, le gouvernement britannique annonçait de nouvelles mesures afin de protéger les enfants en ligne, donnant un an aux sites Internet pour s’y adapter. Il faut dire que de nombreux scandales ont touché les géants de la tech ces dernières années : tuerie de Christchurch diffusée en direct sur Facebook, contenu pédopornographie sur YouTube, propagande de Daesh sur TikTok… Le compte est long et particulièrement inquiétant, notamment lorsqu’on imagine que des enfants y sont confrontés.

Responsabiliser les réseaux sociaux

En général, ces entreprises se régulent elles-mêmes. « Trop souvent, les réseaux sociaux disent : “nous sommes contre le fait que des enfants soient abusés sur nos plateformes, nous allons faire quelque chose, laissez-nous nous en charger », a déclaré à la BBC Peter Wanless, le Directeur général de la Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants (NSPCC).

Désormais, l’Office of Communications (Ofcom), qui régule déjà les contenus à la télévision et à la radio, pourra rendre les plateformes responsables de ce qu’elles diffusent. Ces dernières devront par ailleurs supprimer ce qui est jugé dangereux ou offensant par l’Ofcom.

Le Royaume-Uni n’est pas le premier pays à prendre des mesures afin de responsabiliser les réseaux sociaux. En Allemagne, des amendes sont distribuées aux sites qui tardent à supprimer les discours de haine. Même son de cloche en Australie, où une loi vise à punir les plateformes qui tardent à supprimer le contenu violent.

Outre-Manche, l’Ofcom s’occupera des sites mettant en avant du contenu posté par les utilisateurs comme les commentaires, ceux effectuant du partage de vidéo et les forums.