Google a cartographié les connexion cérébrales d’une mouche des fruits, en collaboration avec le Janelia Research Campus. Le résultat de leur travail est aujourd’hui une carte 3D qui reproduit les quelques 25 000 neurones interconnectés dans le cerveau de l’insecte.

Le modèle 3D est d’une résolution supérieure mais ne montre pas tout

Grâce à leur travail commun, les équipe du Janelia Research Campus et de Google ont réussi à atteindre un niveau de netteté très élevé. En découpant les parties du cerveau de l’insecte en lamelles très fines, de la taille de 20 microns, ils ont pu les numériser avant de les réassembler grâce à un microscope électronique.

Le résultat ? Des détails d’une très haute résolution, mais qui ne représentent en fait qu’un quart du cerveau de la mouche des fruits. En effet, ce sont là 25 000 neurones représentés sur les 100 000 dont dispose le cerveau de la mouche. Ce genre de carte est encore compliqué à envisager pour le cerveau humain, dans la mesure où celui dispose de 86 milliards de neurones.

Si ce travail a largement été facilité par les algorithmes de Google, il a tout de même fallu deux ans pour la relecture de la carte 3D et ce travail a été effectué par des scientifiques de Janelia.

La technique utilisée est une avancée importante

Selon Joshua Vogelstein, ingénieur biomédical, ce travail est une aubaine pour les scientifiques dans la mesure où durant les prochaines années, les données fournies par ces cartes 3D commenceront à produire des résultats et permettre aux chercheurs d’aller plus vite : “Le temps qui s’écoule entre le démarrage d’une bonne technologie et la réalisation de travaux scientifiques réels à l’aide de cette technologie est souvent d’environ 15 ans. Maintenant, il faut attendre 15 ans et nous pourrons commencer à faire de la science”.