Le graal à atteindre pour tout communicant en Relations Presse c’est la retombée presse. La difficulté c’est qu’elle n’est pas toujours garantie suite à la diffusion d’un communiqué : mauvais timing car le journaliste vient d’en parler ? Bon timing mais une information en a chassé une autre à la dernière minute ? Ou tout simplement mauvais ciblage (à cibler trop large, aucun journaliste ne s’est senti concerné) ? Vous vous retrouvez dans l’un de ses cas, suivez-moi !
Le communicant, qu’il soit expert ou novice, en agence, en freelance ou en interne, doit réfléchir à une chose capitale en Relations presse : son fichier presse. Pour ses autres actions de communication (mailing promotionnel, adwords etc…), il travaille ses persona pour adresser le bon message, à la bonne personne, au bon moment. Pour l’envoi d’un communiqué, c’est exactement pareil. Voire plus important car le journaliste est un prescripteur avec un énorme pouvoir d’influence auprès des clients et prospects, ce qui n’est pas à négliger.

Du 20 au 21ème siècle, une lente transformation des RP

Les RP ont longtemps souffert d’un retard dans leur transformation digitale. En 2014, ce qui était révolutionnaire était d’avoir une newsroom digitale : on entendait alors parler des RP 2.0 ou e-RP. Mais si on regarde dans le rétroviseur, une newsroom digitale c’est un peu comme un profil Linkedin. Linkedin s’étant créée en 2002, soit 12 ans auparavant, alors rien de vraiment innovant.
En 2006, le 21 mars, Jack Dorsey, l’un des créateurs de Twitter, envoyait son premier tweet : ” Just setting up my twttr ” (” Suis en train d’installer mon twttr “). L’information en continu s’est rapidement emballée pour devenir une course effrénée et épuisante pour l’ensemble des professionnels et du secteur de la communication.
Le communicant a dû alors s’adapter très vite à l’arrivée des réseaux sociaux venus concurrencer les Relations presse puis plus tard, à partir de 2010, aux phénomènes des Influenceurs.

Laisser les tâches chronophages aux robots pour ne pas en devenir un

Le communicant est devenu un couteau-suisse, il devait être partout, tout le temps et toujours au bon moment. Il devait traiter et transmettre l’information rapidement, maîtriser toujours plus d’outils, proposer toujours plus de conseils et d’idées, être toujours plus créatif. Vis-à-vis des journalistes, hier le communicant les connaissait personnellement, aujourd’hui ils sont très nombreux, changent ou travaillent pour plusieurs médias à la fois, pour certains ils écrivent sur plusieurs thématiques en même temps. Le communicant se voit confronter désormais à plusieurs difficultés :
– Difficile de suivre et d’avoir un fichier presse à jour !
– Difficile de faire sortir du lot son information par rapport à ses concurrents
– Difficile de suivre les récentes activités des journalistes pour savoir quelle information pourrait leur plaire
Le communicant doit-il devenir un robot pour réussir à gérer tout cela et être sur tous les fronts ? Doit-il continuer à subir cette pression de l’instantanéité ? N’y a-t-il pas des solutions pour l’aider ?
La technologie et l’IA, c’est une aubaine pour le communicant. Laissons les tâches chronophages aux robots pour mettre en avant l’intelligence émotionnelle du communicant, renouer le contact et créer des expériences relationnelles.

L’ère du communicant ” augmenté ” est enfin arrivée !

Au-delà des Relations presse qui sont une des actions à mener dans une stratégie de communication, de nouveaux outils sont arrivés sur le marché pour aider le communicant dans certaines de ses tâches. Et grâce à l’IA et à des entreprises innovantes, le communicant peut désormais s’appuyer sur des outils pour gagner en productivité et en efficacité. En voici quelques exemples :

  • Le service client et l’interaction : Les chatbots conversationnels permettent de répondre instantanément à une demande ou d’aiguiller le client vers le conseiller apte à répondre.
  • La recommandation de contenu : Les algorithmes de recommandation proposent des suggestions personnalisées et affinitaires et font gagner du temps au client dans ses recherches (ex : Flint en 2017)
  • La personnalisation du contenu : La segmentation et le ciblage publicitaire personnalisé à l’utilisateur sur les réseaux sociaux
  • La création de fichier presse : Le ciblage en temps réel d’une liste de journalistes qui pourraient être potentiellement intéressés par le sujet d’un communiqué (ex : AlgoLinked en 2016)
  • La création de contenu : La publication automatique de contenus chiffrés ou informatifs (ex : Syllabs et Le Monde en 2015, ou The Drum et IBM en 2016)

L’authenticité, l’émotion, le relationnel sont les atouts forts et irremplaçables du communicant. Et tout particulièrement pour la gestion de ses Relations presse. N’oublions pas que dans Relations presse il y a le terme “Relations”. La Tech n’est qu’un moyen. Mais pourquoi s’en priver pour avoir le plaisir de ne travailler que sur des sujets à forte valeur ajoutée !