La plateforme de streaming vidéo a annoncé le 17 janvier ses nouveaux plans pour la France. Netflix vient d’inaugurer ses nouveaux locaux à Paris où 40 personnes y travaillent. Ce n’est pas tout, lors de l’inauguration des nouveaux bureaux, l’entreprise a dévoilé de nouveaux projets dans lesquels de nombreux acteurs du paysage audiovisuel français prendront part.

Netflix renforce sa présence à Paris

En 2020, une vingtaine de productions seront développées en France selon Netflix. Parmi les projets qui devraient voir le jour prochainement, plusieurs font appel à des talents reconnus du cinéma français. Vous pourrez bientôt découvrir Bigbug sur Netflix, un film de Jean-Pierre Jeunet dans lequel jouent Elsa Zylberstein, Isabelle Nanty et Manu Payet. De son côté, Julien Leclercq réalisera un film d’action baptisé Sentinelle, avec Olga Kurylenko.

Parmi les autres informations dévoilées, nous savons également la scénariste Fanny Herrero travaillera sur une série en 6 épisodes. D’autres productions françaises avaient déjà été annoncées auparavant. Une série Arsène Lupin avec le grand Omar Sy sera diffusée en 2020 sur la plateforme de streaming. Plusieurs documentaires sur le footballeur Nicolas Anelka et le rappeur Gims seront également produits et diffusés sur Netflix.

Netflix veut aussi tisser des liens avec les écoles de cinéma

Vous l’aurez compris, la plateforme renforce un peu plus sa présence en France. Au-delà des productions prévues pour cette année, Netflix veut aussi tisser des liens avec les écoles des métiers de l’audiovisuel et du cinéma. Notons que l’entreprise travaillera par exemple avec l’école des Gobelins et la Fémis, à Paris. Selon Reed Hastings, patron de Netflix, les investissements de la plateforme en France devraient dépasser la barre de 100 millions d’euros cette année.

Ce coup d’accélérateur s’explique également par la bonne dynamique de Netflix en France. Le nombre d’abonnés ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui la plateforme SVOD compte 6,7 millions d’abonnés en France. Un chiffre qui peut sembler assez faible, car en réalité le nombre d’utilisateurs de Netflix est bien plus important. Le partage de comptes fait rage et pour cette raison il est difficile de savoir précisément combien de personnes profitent des services de la plateforme de streaming.

Le partage de comptes : un fléau de taille pour Netflix

À ce propos, nous apprenions récemment que les services de streaming ont perdu 9,1 milliards dollars (8,1 milliards d’euros) à cause du partage de mots de passe. Le cabinet d’études Parks Associates estime que si les entreprises de ce secteur continuent d’être aussi laxistes, en 2024 elles pourraient perdre jusqu’à 12,5 milliards de dollars (11,25 milliards d’euros).

En février 2019, une étude CordCutting estimait qu’une personne sur cinq se sert du compte d’une personne de son entourage pour regarder des vidéos en streaming sur Netflix. L’étude a repris l’abonnement de base de Netflix, avant l’augmentation de janvier 2019 : 7,99 euros. Cela signifie que les utilisateurs qui fraudent en utilisant le compte de leurs proches économiseraient jusqu’à 182 euros  en 26 mois.