Une nouvelle politique vient d’entrer en vigueur chez Facebook. Les règles stipulent que les vidéos deepfakes sont désormais interdites sur Facebook.

La fin des deepfakes sur Facebook ?

Lundi 6 janvier, Facebook a déclaré dans un article de blog que « les vidéos altérées par l’intelligence artificielle d’une manière qui induirait probablement quelqu’un en erreur » seront purement et simplement interdites sur la plateforme. Pour rappel, les deepfakes sont fabriquées grâce à une technique d’intelligence artificielle qui consiste à superposer des images et des vidéos existantes sur d’autres images et/ou vidéos pour faire dire ce qu’on veut à n’importe qui.

C’est pour palier ce problème que Facebook déploie une nouvelle stratégie. Le réseau social explique qu’il ne supprimera pas nécessairement toutes les vidéos mais que certaines seront étiquetées comme « fausses ». On peut lire sur le blog de Facebook que : « si nous supprimons toutes les vidéos deepfakes, nous pensons que notre travail ne serait pas bien fait. En effet, les vidéos truquées seraient toujours disponibles ailleurs sur Internet ou dans l’écosystème des médias sociaux. En les laissant sur notre plateforme et en les étiquetant comme fausses, nous expliquons à nos utilisateurs pourquoi elles sont fausses ».

Facebook : plus grande plateforme de désinformation

Selon plusieurs chercheurs en désinformation, Facebook est la plateforme n°1 pour le partage de fausses informations politiques. Ils estiment qu’il est urgent de repérer et d’arrêter les nouvelles formes de manipulation numérique avant qu’elles ne se répandent. À l’approche des élections présidentielles de 2020 aux États-Unis, les deepfakes prolifèrent déjà.

Toutes les vidéos publiées sur Facebook feront désormais l‘objet d’un examen minutieux pour que les modérateurs s’assurent qu’elles ne sont pas des deepfakes. Ce changement de politique fait suite aux vives critiques qu’avait reçu Facebook l’année dernière lorsque le réseau social avait refusé de retirer la vidéo truquée de Nancy Pelosi, une femme politique américaine.

À l’époque, Facebook expliquait que la vidéo resterait bien hébergée sur sa plateforme et non supprimée. Trump et son avocat Rudy Giulian, avaient partagé cette vidéo. Par ailleurs, il est fort probable qu’un fervent défenseur du parti républicain soit à l’origine du détournement de cette vidéo. De nombreux commentaires laissaient entendre que cette vidéo était une véritable atteinte à la crédibilité de la présidente de la Chambre des représentants.