D’après les propos du Ministre des Affaires étrangères autrichien rapportés par France24, il y aurait un pays caché derrière la cyberattaque dont il est victime depuis ce samedi. Déjà, son porte-parole a estimé que cette attaque pourrait durer encore plusieurs jours.

Une attaque probablement non orchestrée par des criminels

Étant donné le genre de l’attaque et de sa gravité, une suspicion persiste du côté du ministère des Affaires étrangères autrichien : le ou les auteurs ne seraient pas des criminels mais bel et bien des membres étatiques.

Si peu de détails ont été dévoilés à propos de l’attaque, le ministère n’a pas tardé à indiquer que des mesures avaient été prises pour contrer cette attaque et qu’une équipe l’étudiait activement. Quant à la durée de la cyberattaque, le porte-parole a indiqué que selon les experts ce type d’attaque pouvait s’étendre sur plusieurs jours. Il est ainsi tout à fait possible qu’elle n’ait pas encore pris fin à l’heure actuelle.

Cela ne serait pas la première cyberattaque d’acteurs étatiques

Samedi, le gouvernement a remarqué cette attaque. Le jour même, le parti écologiste des Verts a soutenu la formation d’un gouvernement de coalition avec les conservateurs. Cela pourrait être un élément important dans le cadre de l’enquête. D’autant plus que cela ne serait pas la première fois que des acteurs étatiques sont soupçonnés d’être les auteurs d’attaque dans ce genre.

Déjà en janvier, l’année dernière, des politiciens ainsi que des personnalités publiques allemandes, dont Angela Merkel, la chancelière, avaient fait les frais d’une fuite de données personnelles, organisée par un groupe de pirates russes. Ce groupe nommé Turla avait donc dévoilé des informations via le réseau social Twitter. Dans le cas autrichien, il reste maintenant à découvrir qui se cache derrière cet incident, mais aussi à être certain que celui-ci soit terminé.

Alors que l’Autriche est aujourd’hui touchée, il y a moins d’un mois, c’était la Nouvelle-Orléans qui était en état d’urgence, après avoir été touchée par des ransomware. Et les Etats ne sont pas les seuls concernés, en novembre dernier, c’est le parti travailliste anglais qui était touché par une cyberattaque, à moins de trois mois des élections. Preuve que lorsque des idées politiques peuvent déplaire, certains sont prêts à prendre beaucoup de risques.