Les batteries Lithium-Soufre sont plus stables et possèdent une capacité plus élevée que les batteries Lithium-Ion. Une nouvelle version de cette batterie à très haute capacité pourrait permettre de réduire considérablement le coût des voitures électriques et changer énormément de choses à un moment décisif de notre histoire.

Une nouvelle batterie Lithium-Soufre

D’après New Scientist, la chercheuse Mahdokht Shaibani, de l’Université Monash de Melbourne, a mis au point une batterie d’une capacité cinq fois supérieure à celle des batteries Lithium-Ion. Si les capacités des batteries Lithium-Soufre avaient déjà été identifiées par le passé, elles conservaient un inconvénient. En effet, leur capacité était “si grande” qu’elle se désagrégeait au fil des cycles de charge et de décharge, ce qui faisait disparaître l’avantage énergétique. Avec son équipe, Mahdokht Shaibani a réussi à trouver une solution à ce problème.

Pour empêcher l’électrode de se désintégrer dans une batterie au Lithium-Soufre, les chercheurs ont créé des structures plus espacées entre les particules de soufre. Avec cette technique, ils ont réussi à prouver que la pile ne se fendait pas à cause de la dilatation. Ils ont également ajouté un matériau de liaison polymère dans leur électrode, qui créé une série de ponts entre les particules, plutôt qu’un réseau dense, ce qui permet d’équilibrer la résistance de la pile. Sa capacité à livrer une grande quantité d’énergie peut donc être exploitée.

La chercheuse australienne est convaincue que cette batterie au Lithium-Soufre pourrait considérablement réduire le coût des batteries pour les voitures électriques ainsi que le stockage de l’énergie sur les différents réseaux. La raison est simple : sut Terre le soufre est abondant et très bon marché. En revanche, un problème éthique pourrait à nouveau se poser : l’extraction du cobalt et du souffre provient généralement de République démocratique du Congo, où le travail des enfants est monnaie courante.

L’Union européenne veut aussi son géant des batteries

On sent bien depuis quelques mois que les batteries électriques sont au cœur des problématiques du monde. Au début du mois de décembre, l’Union européenne autorisait certains de ses membres à débourser la somme de 3,2 milliards d’euros pour créer un géant des batteries.

Margrethe Vestager commissaire européenne à la Concurrence et au Numérique et vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré que : “l’aide autorisée permettra de garantir que ce projet important ira de l’avant sans fausser indûment la concurrence”. Sept États membres sont impliqués dans le projet, parmi lesquels nous retrouvons l’Allemagne, la France, l’Italie, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Finlande.

Vous l’aurez compris, parmi les objectifs de la Commission, la lutte contre le réchauffement climatique figure en tête de liste. Margrethe Vestager estime que : “la production de batteries en Europe revêt un intérêt stratégique pour notre économie et notre société compte tenu de son potentiel en termes de mobilité propre et d’énergie, de création d’emplois, de durabilité et compétitivité”.

Mise à jour : nous avons remplacé le terme chercheur par chercheuse, puisque c’est une femme qui est à l’origine de cette découverte.