Alors que les soldats américains n’utilisent désormais plus TikTok, sur ordre du Pentagone, le réseau social appartenant à ByteDance dévoile en ce tout début d’année, son premier rapport de transparence. Il rapporte ainsi ne pas avoir banni de contenus en Chine mais qu’il a reçu plusieurs demandes d’autres pays.

L’Inde et les États-Unis ont été les plus demandeurs

Dans son rapport, TikTok établit que l’Inde a été le pays le plus demandeur globalement, se positionnant ainsi en tête du classement, juste devant les États-Unis. En matière de demandes d’accès aux données des utilisateurs, l’Inde a formulé pas moins de 107 requêtes, tandis qu’en demandes de suppression de contenus, ce sont 11 retraits de publication sur l’application qui ont été souhaités. 

Viennent ensuite les États-Unis et les 79 demandes d’accès aux données des utilisateurs ainsi que 6 demandes de suppression de contenus : la majorité de ces demandes ont été accordées par le réseau social. En effet, 86% des 79 demandes d’accès au données ont été acceptées, et plusieurs comptes liés aux contenus à supprimer ont été bloqués ou ont vu leur accès restreint. 

La France quant à elle a effectué 8 demandes d’accès à des informations d’utilisateurs et 2 demandes de suppression de contenus, provoquant ainsi la suppression ou la restriction de deux comptes d’utilisateurs. 

Un porte-parole de TikTok a indiqué que ces demandes ont été observées, puis acceptées ou non, dans le cadre du respect de la vie privée et les droits de ses utilisateurs, tout en s’engageant également à venir en aide aux forces de l’ordre des différents pays. 

La Chine, absente du rapport de TikTok

Dans ce rapport publié par TikTok lui-même un pays figure absent : la Chine. Selon le réseau social, cette absence est liée au fait qu’aucune demande du Parti communiste chinois n’ait été faite pour du retrait de contenu, lors du premier trimestre 2019. Cela est pourtant contraire à ce qu’affirmait le Washington Post en septembre dernier : le média américain accusait l’application de censurer du contenu lié aux manifestations prodémocratie à Hong Kong, dans le but d’apaiser le gouvernement. 

Finalement, ce premier rapport publié par l’application chinoise permet de faire le point sur ses pratiques et ses relations avec les différents pays, où ses fonctionnalités sont utilisées. Surtout après une année où la sécurité du réseau social a souvent été remise en question.