C’est une grande nouvelle qui vient de tomber. Travis Kalanick, à l’origine de la société Uber, vient d’annoncer qu’il quittait de manière définitive le conseil d’administration de la société. Il précise qu’il a vendu 90% de ses actions pour la somme de 2,5 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros).

Travis Kalanick : un patron controversé

Officiellement, le dernier jour de Travis Kalanick sera le 31 décembre 2019. L’homme précise qu’après cette date, il se concentrera à “un nouveau business et à des activités philanthropiques”. Travis Kalanick a fondé une nouvelle société baptisée CloudKitchens. Il a même tenu à préciser que son ambition était sans limite et qu’il prévoyait que sa nouvelle startup serait “plus grande qu’Uber”. Il compte vendre la totalité de ses actions d’ici jeudi pour ne plus dépendre d’Uber.

Le co-fondateur a confié au New York Times que : “la fin de la décennie est le moment idéal pour moi, de me retirer. J’ai de nouveaux projets, une nouvelle société maintenant connue de tous. Il semble que le moment soit venu pour moi de me concentrer sur mes affaires et mes activités philanthropiques”. Du passage de Kalanick, on retiendra surtout le scandale dont il était à l’origine. Une initiative du nom de “Project Greyball“, qui visait à tromper les autorités afin que l’application Uber puisse fonctionner sur des marchés où elle avait été interdite.

D’autres retiendront l’image d’un homme sexiste, comme Susan Fowler, une ancienne ingénieure de la société qui a vécu un véritable cauchemar durant ses années chez Uber. Elle avait reçu des propositions déplacées de son patron (Kalanick) dès son premier jour dans la société. L’enquête qui a découlé cette affaire a contraint le co-fondateur d’Uber à démissionner de son poste de PDG pour se focaliser uniquement sur le conseil d’administration.

Uber n’est pas dans sa meilleure forme

Actuellement, plusieurs signes montrent qu’Uber n’est pas en grande forme. En effet, le cours de l’action est en ce moment de 30,33 dollars alors qu’à l’époque de son entrée en bourse en avril, il était de 45 dollars. Avant cela, l’arrivée sur les marchés boursiers pour Uber ne s’était pas non plus faite sans encombre. L’entrée en bourse d’Uber devait se faire au premier trimestre 2019. C’est finalement au second qu’elle a eu lieu, l’entreprise n’avait pas souhaité commenter cette décision.

Aussi, cette semaine le tribunal d’instance de Francfort a jugé que les chauffeurs qui louaient un véhicule, ne pourraient plus non plus exercer sur le territoire. Coup dur pour Uber en Allemagne. Si les chauffeurs Uber, propriétaires de voitures, étaient déjà interdits d’exercer en Allemagne depuis 2015, ce n’était pas encore le cas des personnes qui ne faisaient “que” louer un véhicule. Cette fois-ci ça y est, Uber est totalement interdit sur le territoire allemand. De nombreux signes qui montrent qu’Uber n’est pas sur une bonne pente. Tout cela a pu motiver Travis Kalanick à quitter le navire.