Alors que Huawei a décidé de contester les décisions de la FCC, en France, c’est Matignon et l’ANSSI qui vont se prononcer sur le sort de l’entreprise chinoise. En attendant, les faits reprochés à Huawei risquent de retarder le déploiement de la 5G et pour le patron d’Orange, certaines craintes sont « complètement absurdes ».

Orange n’utilise pas Huawei en France, mais sur d’autres marchés

Depuis que les États-Unis ont déclaré que les équipements fournis par Huawei permettraient à la Chine d’espionner d’autres pays et ont ordonné le blocage de ces technologies, le fabricant suscite beaucoup de craintes.

Le groupe chinois nie ce qui lui est reproché, visiblement le patron d’Orange est lui aussi prêt à lui accorder le bénéfice du doute. En effet, Stéphane Richard a ainsi déclaré « Ce mythe qui revient à dire : j’ai une antenne fabriquée en Chine, donc elle doit avoir un microphone qui permet à toutes mes conversations d’être écoutées par le parti communiste chinois est un non-sens ».

Les déclarations du patron d’Orange ont lieu alors que l’Arcep a officiellement lancé l’attribution des licences des fréquences 5G aux opérateurs notamment en France. Orange n’utilise pas de produits Huawei en France, mais cela ne signifie pas qu’il n’en utilise pas ailleurs en Europe. Ni même qu’il n’en utilisera jamais en France, et c’est bien là que pourrait être le problème : tout ce qui est reproché à Huawei pourrait nuire et retarder le déploiement de la 5G.

Des opérateurs contraints de demander des autorisations à propos des équipements 5G de Huawei

Désormais, les opérateurs français veulent des réponses claires de la part du gouvernement français quant à l’autorisation ou non d’utilisation des équipements 5G. Du côté d’Orange, les enjeux sont moindres puisque les équipements Huawei ne sont pas utilisés en France, cependant l’opérateur veut savoir ce à quoi il doit s’attendre dans le futur.

Pour l’heure, avant d’installer une antenne 5G, tous les opérateurs doivent respecter la même procédure : demander l’autorisation de l’ANISSI. Et si cela doit se faire antenne par antenne, pour chacun des opérateurs, nul doute que du retard va s’accumuler pour le déploiement de la 5G en France. Voilà qui ne devrait plaire à aucun opérateur.