Alors qu’aux États-Unis, FlixBus met à la disposition de ses voyageurs des casques de réalité virtuelle, en France, c’est un nouveau service que la société déploie : FlixCar. Le lancement a eu lieu aujourd’hui, pile pendant les grèves.

Un lancement avancé de quelques mois

Le groupe allemand FlixMobility avait déjà, par le passé, évoqué ce nouveau projet de système de covoiturage. Il l’avait d’ailleurs annoncé pour juillet 2020. Mais surprise, alors qu’en France, une grève des transports a lieu, FlixCar vient d’être lancée.

Pour Yves Lefranc-Morin, le déploiement de cette nouvelle solution n’est “pas un effet d’opportunité par rapport à la grève. On a été plus vite que prévu, et pouvoir la lancer avant les fêtes de Noël c’est quelque chose qui a un intérêt, car c’est un moment où les gens se déplacent énormément, et où ce type d’offre a beaucoup de sens”. Cela avant de finalement indiquer à l’AFP que cela ne “tombe pas trop mal, car les gens ont besoin de se déplacer”.

FlixCar, un service sans frais de gestion

FlixCar s’engage à ne jamais prélever de commission ni de frais à son passager. Celui-ci paiera donc uniquement le prix de son trajet, celui-ci sera intégralement versé au conducteur.

Le nouveau service arrive donc face à BlaBlaCar avec une différence majeure : la gratuité. FlixCar ne prend donc pas d’argent pour faire fonctionner sa plateforme. Le groupe auquel appartient FlixCar, semble avoir un modèle économique suffisamment solide pour ne pas imposer de coûts aux passagers d’autant plus que le groupe avait réalisé une importante levée de fonds en juillet dernier, celle-ci était d’au moins 500 millions de dollars.

La prochaine étape pour le groupe allemand, c’est de se lancer dans les trains. En Allemagne, la ligne FlixTrain est déjà en activité, elle sera élargie à la Suède dès 2020 et il faudra attendre 2021 pour peut-être voir ces trains débarquer en France.