Après avoir entendu des bruits étranges sur Mars, la NASA pourrait avoir fait une nouvelle découverte, dévoilée le 12 décembre : de l’eau accessible avec une simple pelle. C’est en tout cas ce que des relevés de sondes semblent dévoiler.

Un accès à l’eau sur Mars profiterait aux futures missions

En 2008, le Phoenix Lander a apporté une preuve visuelle que Mars disposait d’eau sous sa surface. En amont des futures missions, il est donc désormais nécessaire de déterminer les zones où l’eau est la plus accessible.

Grâce à des mesures prises par des sondes, des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory ont été en mesure d’établir une carte de Mars, indiquant la position en profondeur de la glace. Cette dernière serait donc plus accessible depuis les pôles, mais cela ne fait pas tout. En effet, la NASA doit prendre en compte d’autres facteurs, comme l’ensoleillement de la zone pour gagner de la chaleur, ou encore la zone en elle-même qui doit être en mesure d’accueillir l’atterrissage. Cependant, il est à noter qu’un accès à l’eau pourrait être bénéfique lors de la mission, elle permettrait aux astronautes de produire de l’eau potable et serait un élément important lors de la fabrication de carburant pour la fusée.

Arcadia Planitia, ou la zone de l’hémisphère nord pressentie pour les missions

La zone de l’hémisphère nord de Mars semble être la plus appropriée pour les missions envisagées par la NASA, elle disposerait en effet de plusieurs zones de présence d’eau glacée. La carte montre en effet des zones bleu et mauve, elles correspondent à la présence d’eau à moins de 30 cm de profondeur depuis la surface et des zones. L’eau glacée aurait une épaisseur de 2,5 cm, il faudrait donc fouiller une zone importante pour obtenir une quantité intéressante pour les astronautes.

De l'eau proche de la surface de Mars ?

Crédits : NASA

L’étude va maintenant se poursuivre, pour observer de possibles évolutions au fil des saisons et notamment en matière de quantité d’eau présente à différents moments de l’année. Leslie Tamppari, l’une des scientifiques travaillant sur le projet a d’ailleurs déclaré : “Plus nous recherchons de glace près de la surface, plus nous en trouvons. L’observation de Mars avec plusieurs vaisseaux spatiaux au cours des années nous permet de découvrir de nouvelle façon de trouver cette glace”. Ainsi, si la zone de l’hémisphère nord est observée de près, rien ne semble déterminé pour l’avenir des missions sur Mars.