Avec quelques mois de retard, la NASA a enfin présenté sa toute dernière fusée, baptisée SLS pour “Space Launch System”. C’est grâce à cette fusée hyperpuissante (la plus puissante jamais construite d’après l’agence spatiale américaine) que des astronautes retourneront sur la Lune en 2024.

SLS : la fusée la plus puissante du monde

Le tout premier vol du SLS est planifié pour 2021. Les caractéristiques techniques de ce lanceur sont très proches de celles de l’Ares V, abandonné après l’arrêt du programme Constellation. Avec ses 8,4 mètres de diamètre, la NASA estime que cette fusée est la plus puissante jamais construite au monde. Ce tout nouveau système de lancement spatial doit permettre le transport des astronautes sur la Lune en 2024 dans le cadre du projet Artemis.

C’était le week-end dernier, à l’occasion du Michoud Assembly Facility de la Nouvelle-Orléans. L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, a présenté officiellement le SLS au monde. Il expliquait à l’occasion de cette conférence que la fusée venait de terminer sa dernière série de tests. Plusieurs années auront été nécessaires pour développer un tel engin. Des milliers de capteurs ont permis de mesurer la pression et la température au sein du réservoir de la fusée.

Le réservoir était clairement le point noir de ce lanceur. D’après Luke Denney, directeur des essais : “nous avons de bonnes nouvelles : la rupture initiale par flambement de la citerne s’est produite au même endroit relatif que prévu par l’équipe d’analyse de Boeing et s’est produite à moins de 3 % de la charge de rupture prévue. La précision de ces prévisions par rapport aux essais réels valide nos modèles structurels et nous donne beaucoup de confiance dans la conception du réservoir final”.

La NASA se prépare pour la Lune

Il faut bien l’avouer : la fusée SLS accuse un certain retard par rapport au calendrier initial. Le premier lancement était normalement planifié en 2019. Il ne faut plus y compter. La NASA affirme que ce retard n’empêchera pas la fusée d’être prête pour la mission Artemis de 2024. Dans le cadre de cette mission spatiale, la NASA prévoit d’extraire des tonnes de glace présentes sur la Lune dans le but de s’en servir à la fois comme air à respirer, comme eau à boire et comme carburant.

La Lune ne serait donc qu’une étape pour aller explorer Mars. C’est amusant de voir que chaque président américain a sa propre vision de la conquête spatiale. En 2010, Obama avait abandonné le programme Constellation, mis en place en 2004 par George W. Bush, qui prévoyait le retour sur la Lune et les premières missions habitées vers Mars. Aujourd’hui, Trump relance la machine.