Alors que le FISC pourrait bientôt traquer les fraudeurs via les réseaux sociaux, la CAF de son côté jette déjà un oeil aux publications sur les réseaux sociaux, cela lui a d’ailleurs permis d’épingler une femme qui percevait des prestations sociales en tant que parent isolé, alors qu’elle affichait sa vie de couple sur Facebook. 

4 ans de fraude et 25 000€ de prestations sociales

En 2014 et 2018, une femme âgée de la cinquantaine déclarait être parent isolé auprès de la CAF et percevait ainsi, chaque mois, des prestations sociales. Aujourd’hui, cette personne se voit condamnée à 1 500 euros d’amende avec sursis, pour fausses déclarations et doit rembourser les 25 000 euros perçus à la CAF. 

La raison ? Les publications Facebook de la mère de famille : la CAF a, en effet, jeté un oeil à celle-ci et a ainsi pu remarquer que régulièrement, la femme illustrait sa vie de couple sur le réseau social, en partageant notamment des photographies de son compagnon. 

Le couple a été interrogé par les enquêteurs et a reconnu les faits, en justifiant ce lourd mensonge par une précarité financière. L’homme de 45 ans a lui aussi été condamné à payer une amende de 1 500 euros pour avoir passé sous silence, la fraude de sa compagne. L’affaire sera jugée en 2020 et il sera notamment question des dommages et intérêts que le couple devra verser à la CAF. 

L’utilisation des réseaux sociaux pour pincer les fraudeurs

Les administrations vont finir par prendre l’habitude de faire usage des réseaux sociaux pour détecter les fraudeurs. La CAF a pour habitude de scruter les réseaux sociaux lorsque ses bénéficiaires font des déclarations jugées suspectes. 

Cela risque bien de ne pas être la dernière fois que l’administration française exploite les données partagées sur les réseaux sociaux : en effet, dès l’année prochaine, une expérimentation de trois ans pourrait débuter, le FISC et les douanes rechercheront alors toute activité illicite ou encore des indices prouvant une domiciliation fiscale à l’étranger.