Naissance, mariage, anniversaire, départ en retraite, entraide… Les cagnottes en ligne, incontournables depuis quelques années, se sont petit à petit imposées à nous. Doivent-elles craindre l’arrivée des néobanques ? Alors que la concurrence se fait rude au sein de la Fintech, plusieurs d’entre elles viennent de lancer des cagnottes en ligne, cette fois sans frais.
C’est devenu un passage obligé de toute célébration : il n’y a plus d’anniversaires, de pots de départ, d’EVJF (enterrements de vie de jeune fille) ou de pendaisons de crémaillère sans leur cagnotte en ligne. Plus besoin de se casser la tête, en un clic, on ajoute la somme de son choix pour le cadeau commun. L’achat final n’incombe plus qu’à l’organisateur dévoué.
En quelques années, plusieurs sites de cagnotte spécialisés issus de la Fintech ont fleuri dans l’Hexagone. Ces cagnottes « historiques » fonctionnent de plusieurs façons : il est possible de dépenser la somme récoltée sur des sites partenaires, ou bien de la virer sur un compte bancaire avec des frais de commissions variables sur la somme collectée. Certaines offrent aussi en plus des cartes cadeau. La commission retenue par ces cagnottes en ligne ? On a plus ou moins fini par l’accepter, et par la considérer comme faisant partie du package, non sans petit pincement au cœur (jusqu’à 4 % de 500 euros, cela fait quand même 20 euros en moins pour le cadeau à sa maman ou à sa collègue chérie).

Néobanques : des cagnottes en ligne gratuites

Conscientes de l’engouement suscité par ce principe de cagnotte, quelques néobanques françaises se lancent à leur tour sur le marché, en ajoutant l’application de cagnottes en ligne à leur package. Ceci se fait avec ou sans frais. L’une d’elle est sans commission pour les utilisateurs de son compte Premium. En revanche, ses clients n’ayant pas opté pour l’offre Premium doivent s’acquitter de 1,9 % de frais. Cette commission s’applique lorsque l’on retire, l’on transfère, ou l’on dépense l’argent de la cagnotte. On perd moins déjà moins qu’avec les cagnottes « classiques » !
Une autre, particulièrement adaptée à la clientèle constituée par les millenials, fait mieux encore : cette nouvelle néobanque a carrément créé sa cagnotte en ligne sans frais. Son utilisation est très simple. Une fois que l’on a ouvert l’application, il suffit de donner un nom à la cagnotte, et d’inviter toutes les personnes susceptibles de participer. Pour plus de confidentialité, il est possible de cacher le montant des dons ajoutés par chacun.

Les néobanques en France : un modèle très concentré

Les néobanques se sont multipliées en France ces dernières années. Aujourd’hui, environ une vingtaine (françaises et étrangères) fonctionnent. C’est un modèle encore très concentré : les trois premiers acteurs, un Français, un Allemand, et un Britannique regroupaient fin 2018 environ 80 % des utilisateurs actifs, selon une étude de KPMG. Simples et rapides d’accès depuis un mobile, une tablette ou un ordinateur, elles visent souvent la nouvelle génération hyper-connectée ou les créateurs d’entreprises. Ils les adoptent pour leurs coûts faibles, et leurs applications inventives et ciblées.

Des néobanques qui s’adaptent aux nouveaux modes de vie

Pour l’instant, leurs prix cassés ne leur permettent pas d’être toutes rentables, loin de là, et beaucoup d’incertitudes pèsent encore sur leur avenir, comme l’a souligné l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France) dans une enquête publiée en octobre 2018.
Pour se démarquer, et coller au mieux aux attentes et aux nouveaux modes de vie de leur public cible, les néobanques inventent. Ainsi, celle avec la cagnotte en ligne sans frais a également mis au point une application pour gérer les dépenses en communauté : pour une colocation ou des vacances en commun, par exemple.