Huawei a décidé de contester les décisions de la Federal Communications Commission et de la poursuivre en justice, car selon lui, la commission ne dispose d’aucune preuve montrant que Huawei est une menace de sécurité. Après avoir annoncé poursuivre en diffamation des chercheurs français, le fabricant chinois s’en prend donc à l’agence indépendante du gouvernement des Etats-Unis.

Huawei conteste la dernière action de la FCC

La Federal Communications Commission, l’agence américaine a récemment approuvé une interdiction destinée aux transporteurs : ces derniers n’ont pas le droit d’utiliser les subventions du Fonds de service universel pour s’équiper de matériel acheté à Huawei et ZTE. Ces deux entreprises sont en effet considérées comme une menace pour la sécurité intérieure des Etats-Unis.

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Cela n’a pas plu à Huawei qui n’a pas tardé à réagir, en contestant cette décision. Le fabricant chinois a argumenté en invoquant que la Commission n’avait pas de preuve montrant la dangerosité de son entreprise, d’autant plus qu’à en croire la déclaration de Song Liuping, “l’ordonnance de la FCC viole la Constitution et nous n’avons d’autre choix que de chercher un recours judiciaire”. Huawei a donc déposé une requête auprès de la Cour d’appel des Etats-Unis, demandant à ce que l’interdiction imposée par la FCC soit déclarée comme illégale. Le responsable juridique a notamment avancé que son entreprise n’avait pas bénéficié de l’application de la loi avant d’être condamné par la FCC.

Des transporteurs se voient imposer une règle qui ne les arrange pas forcément

Si de façon générale, les grands transporteurs ne travaillent pas avec les équipements de Huawei, d’autres n’ont pas le choix et se retrouvent donc gênés par cette décision.

En effet, des transports, notamment en région rurale, comme le Montana ou le Kentucky ont fait le choix de Huawei parce que le fabricant respectent la qualité et l’intégrité de ses équipements.

Finalement, ce n’est pas vraiment la première fois que cette situation se produit. La société chinoise a déjà poursuivi, cette année, le gouvernement américain qui l’accusait, entre autres, de pirater ses serveurs, et de voler des courriels. Huawei avait aussi poursuivi des chercheurs qui avaient dit publiquement que la société était sous le contrôle du gouvernement chinois.

Quoique l’on en pense, une chose est sûre : les rebondissements sont nombreux pour le cas Huawei et cela n’est visiblement pas prêt de s’arrêter.