Depuis le 2 décembre, YouTube a revu sa politique sur l’autorisation de séquences violentes dans les jeux vidéo diffusés sur sa plateforme. Les règles ont changé : les vidéos contenant des scènes de violence seront donc accessibles à tous et pas seulement aux utilisateurs de plus de 18 ans. Objectif : permettre aux youtubeurs de toucher plus de monde.

Plus de violence “scénarisée” uniquement

Cette décision fait suite à une frustration évoquée par de nombreux youtubeurs. Les créateurs de contenus qui travaillent dans le domaine du jeu vidéo attendent beaucoup de cette nouvelle politique. Cette évolution des règles pousse la plateforme de vidéo à préciser que : “ce n’est pas parce que nous autorisons plus de séquences violentes dans les jeux vidéo que nous ne maintiendrons pas toujours une restriction fixe pour protéger les auditoires de la violence dans le monde réel”.

Concrètement, cette nouvelle politique permettra aux créateurs de contenus de produire des séquences plus violentes. Ils ne seront plus gênés par les barrières de restriction de l’âge. Les contenus avec des scènes de violence scénarisées ou simulées pourront être plus facilement acceptées par les modérateurs de la plateforme. Vous l’aurez compris, cela signifie que des vidéos violentes seront accessibles à tout le monde, plus uniquement à ceux qui ont un compte indiquant qu’ils ont plus de 18 ans.

Une aubaine pour les YouTubeurs ?

Oui, mais non… C’est une mauvaise nouvelle pour les youtubeurs : la loi sur les séquences violentes ne s’appliquera pas à la publicité. La nouvelle politique de YouTube sera soumise à la bonne volonté des annonceurs. Pourtant, la PDG de YouTube, Susan Wojcicki, cherche des moyens pour permettre aux YouTubeurs de se développer sur sa plateforme. Déjà, en avril YouTube annonçait de nouvelles mesures pour améliorer l’expérience des créateurs de contenus.

Beaucoup d’entre eux comptent sur le programme AdSense de YouTube pour gagner leur vie et il arrive que des contenus soient démonétisés parce que certaines scènes sont justement trop violentes. La PDG précise que : “nous nous efforçons d’identifier au mieux les annonceurs afin de pouvoir les mettre en relation avec des créateurs dont le contenu correspond à leurs publicités”.

Depuis des années, ils se plaignent que leurs contenus soient démonétisés à cause de scènes trop violentes, non acceptables pour des annonceurs. Certains d’entre eux estiment que : “à moins de parler d’un jeu familial, comme Minecraft, nos vidéos ne peuvent pas générer de revenus”.