Dans le cadre d’une vaste enquête antitrust, l’Union européenne a déclaré qu’elle allaita aussi enquêter sur la manière dont Google collecte et revend nos données.

L’Union européenne ne laisse rien passer à Google

Alors qu’aux États-Unis, 48 États ont déjà lancé une gigantesque enquête antitrust pour tenter de comprendre comment Google profite de sa position dominante sur le marché, l’Union Européenne espère bien découvrir des choses intéressantes en se penchant sur la manière dont ce géant américain collecte nos données. De l’autre côté de l’Atlantique, l’action est dirigée par le procureur général du Texas, Ken Paxton. Il a pour objectif de “mesurer si des grandes entreprises tech se sont engagées dans une conduite anticoncurrentielle qui a étouffé la concurrence, réduit l’accès aux plateformes et affecté directement les consommateurs”.

Les autorités antitrust de l’Union européenne cherchent à comprendre comment et pourquoi Google recueille autant de données, et dans quelle mesure il le fait. Les régulateurs de l’UE ont envoyé un courrier à Reuters, précisant que : “la Commission a envoyé des questionnaires dans le cadre d’une enquête préliminaire sur les pratiques de Google en matière de collecte et d’utilisation des données par l’entreprise. L’enquête est en cours”. Vraisemblablement, les recherches se concentreraient sur la publicité en ligne et les moyens utilisés par Google pour cibler aussi précisément ses publicités.

En 2 ans, l’UE a déjà infligé 8 milliards d’euros à Google

Partout à travers le monde, il règne une méfiance envers les grandes entreprises numériques. Les autorités de régulation estiment que les géants du web mettent “en péril les données des consommateurs”,  et réduisent  “la qualité de leurs choix”. Cette initiative de l’Union européenne fait suite à l’enquête menée par la Commission européenne qui avait conduit à condamner le groupe pour “abus de position dominante” . À l’époque, la sanction de 2,42 milliards d’euros portait sur l’utilisation du comparateur de prix Google Shopping.

Depuis le mois d’août, le géant américain a dit qu’il ne partagerait plus les données de ses utilisateurs avec les opérateurs. Un signe positif de la part de l’entreprise mais cela suffira-t-il ? Google est considéré, avec Facebook, comme la plus grande entreprise de publicité au monde. Par sa domination grâce à son moteur de recherche, son navigateur web, son système d’exploitation mobile, son service de messagerie et tous ses autres produits, Google est extrêmement puissant et les autorités le savent pertinemment. Au total, Margrethe Vestager, commissaire chargée de la concurrence pour l’Union européenne, a déjà infligé plus de 8 milliards d’euros d’amendes à Google au cours des ces 2 dernières années. C’est certain : Google a du soucis à se faire avec cette nouvelle annonce.