Si un désaccord entre l’Arcep et Bercy a repoussé la mise aux enchères des fréquences 5G à mars 2020, le prix de départ d’achat de ces fréquences a été annoncé et il est plutôt surprenant.

2,17 milliards d’euros minimum pour l’ensemble des fréquences 5G

Dans une interview accordée aux Echos, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé officiellement le prix de base des fréquences 5G. Celui-ci a été fixé à 2,17 milliards d’euros, au minimum puisqu’une partie des fréquences sera attribuée aux enchères. Au total, ce sont 310 MHz qui seront mis à la vente. Chacun des 4 opérateurs en France se verra proposé un bloc de 50 MHz pour un montant de 350 millions d’euros.

Ensuite, ils pourront enchérir pour acquérir plus de fréquences, par tranche de 10, avec un prix de départ de 70 millions d’euros par tranche. Voilà donc une surprise pour les opérateurs qui vont devoir dépenser un peu plus que prévu.

Un montant plutôt inattendu

Le président de l’Arcep, Sébastien Soriano s’était engagé pour un montant maximum de 1,5 milliard d’euros pour l’ensemble des fréquences 5G, au maximum. Le prix annoncé par le gouvernement est donc plus important, mais la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances se défend : « Le plancher que nous soumettrons à la concertation nous semble raisonnable. Nous sommes plus proches de 1,5 que de 3 milliards, comme nous l’avions dit en Avril. Nous ne maximisons pas le montant des enchères, nous faisons ce que nous avons dit ». Et quant à l’avis de l’Arcep, la secrétaire d’État indique que celui-ci « connaît très bien les contraintes des opérateurs. […] L’Arcep se prononcera, c’est son rôle, mais son avis n’est pas liant ».

Au-delà du montant à payer pour avoir des parts de MHz, reste que les enchères pourraient créer des écarts entre les opérateurs, notamment en ce qui concerne le prix qu’ils décideront de proposer au grand public pour accéder à la 5G.