Un rapport de la Cour des comptes fait état des émissions des TER et remet en cause la gestion de la SNCF. Un TER pourrait émettre autant de CO2 qu’un bus ou une voiture. Comme l’explique Clubic, les lignes où les voyageurs sont peu nombreux sont visées : dans cette situation, le TER peut rapidement ne plus être un moyen de déplacement écologique.

20 000 kilomètres de voies ferrées, seulement 12 000 électrifiées.

C’est un rapport qui ne devrait pas ravir la SNCF : la Cour des comptes a dévoilé un bilan sur le caractère non écologique de certains TER, dans un rapport en vue de l’ouverture des lignes TER à la concurrence.

Pour la Cour des comptes : les faits sont accablants. Il n’existe pas moins de 20 000 kilomètres de voies ferrées qui permettent aux TER de circuler, seuls 12 000 sont, à ce jour, électrifiés, ce qui représente seulement 57% des voies ferrées.

Les voies qui ne le sont pas ont toujours recours à des combustibles fossiles pour fonctionner, et les trains circulants sont donc alimentés au diesel.

La gestion des TER pose question

Globalement, plusieurs éléments sont dénoncés dans le rapport de la Cour des comptes : une qualité de service en régression, une productivité des agents SNCF faible, un manque de fréquentation, des subventions de plus en plus importantes mais aussi, une absence de préparation à l’ouverture à la concurrence.

En somme, ces aspects relevés dans le rapport indiquent qu’il est souhaitable de ne pas faire circuler un TER seulement pour une dizaine de personnes, sauf si le train affrété circule sur une voie électrifiée. À l’inverse, pour un train alimenté au diesel, sa circulation reste judicieuse si ses passagers sont suffisamment nombreux. Dans certains cas, il est donc possible d’émettre moins de CO2 en voyageant en voiture ou car.

Voiture, bus, TER : que faire ?

L’usage de TER au sein des régions n’a pas toujours d’intérêt écologiquement parlant. Bien que pratiques, ils sont rarement le seul moyen de locomotion des voyageurs. En effet, bus, taxi ou vélo : il est souvent nécessaire de compléter son trajet par un autre moyen de transport pour arriver à la destination finale.

Ainsi, jeter un œil à son émission de CO2 semble indispensable pour opter pour le meilleur moyen de transport possible.

Une chose est sûre : avec l’ouverture à la concurrence dès le 1er décembre, les régions pourront organiser des appels d’offres en matière de lignes internes aux régions. Au risque de se faire prendre la place, il semble donc plus que nécessaire pour la SNCF de revoir le fonctionnement et la gestion de ses Transports Express Régionaux. Rappelons néanmoins qu’il y a quelques mois, le Président de la SNCF avait annoncé un objectif de zéro train diesel en circulation d’ici 15 ans.