La NASA a publié un communiqué de presse le 11 octobre pour annoncer le succès du lancement, la veille, d’un nouveau satellite scientifique. ICON, de son nom, aura pour mission d’explorer la partie haute de notre atmosphère, l’ionosphère.

C’est transporté par un avion que la Fusée Pegasus et son passager ICON ont quitté le plancher des vaches ce 10 octobre, en début de soirée. Parti de la mythique base de la NASA en Floride, Cap Carnaveral, l’avion a largué sa cargaison, au deuxième essai, à approximativement 12 kilomètres du sol.

Le satellite sera actif à partir de novembre

Le satellite de 272kg “et de la taille d’un frigo” précise la NASA, s’est déployé sans difficulté au-dessus de nos têtes. Il ne sera pas mis au travail tout de suite cependant. La mise en service de tous ses systèmes ne sera effective qu’en novembre. C’est donc dans un mois que ses 4 instruments pourront commencer à envoyer des données vers la Terre.

La mission du petit ICON sera de scruter l’Ionosphère à la recherche de la moindre information qu’il pourra trouver. L’ionosphère est la partie supérieure de notre atmosphère. Elle commence à environ 80 kilomètres d’altitude et fait office de frontière avec le vide spatial.

Paradoxalement, cette frontière reste méconnue des scientifiques, en grande partie parce qu’elle est, techniquement difficile à observer. Quand les satellites sont trop haut, les ballons d’observation ne montent pas suffisamment. ICON, lui, sera à environ 580 kilomètres du sol pour effectuer sa mission. Pour comparer, la station spatiale internationale est située à 408 kilomètres d’altitude.

Une zone où les communications et les conditions météo sont difficiles

La zone, l’Ionosphère, est en elle-même est problématique. Les communications y sont perturbées et les conditions météorologiques spatiales peuvent y être difficiles. C’est justement l’une des missions d’ICON explique Nicola Fox, directrice de l’héliophysique à la NASA, “ICON sera la première mission à suivre simultanément ce qui se passe dans la haute atmosphère terrestre et dans l’espace pour voir comment les deux interagissent, provoquant le genre de changements qui peuvent perturber nos systèmes de communication”.

L’autre difficulté de la zone est due aux conditions météorologiques spatiales. Ces dernières peuvent abîmer les engins envoyés depuis le sol, pouvant exposer des astronautes à des rayonnements particulièrement dangereux pour leur santé. Pour des raisons de sécurité, mieux comprendre ces conditions météorologiques est une priorité, notamment pour une éventuelle mission habitée sur la Lune en 2024.