Les derniers mois vécus par WeWork furent totalement catastrophiques. La société américaine qui prévoyait de faire son entrée en bourse a récemment dû jeter l’éponge. Aujourd’hui, un rapport de Bloomberg fait état des nombreux changements à venir au sein de WeWork. Autrefois évaluée à 47 milliards de dollars (43 milliards d’euros), la société américaine envisagerait actuellement de supprimer 5 000 postes, soit plus d’un tiers de son effectif actuel.

WeWork revoit sa feuille de route

En plus d’une importante action de suppression de postes, WeWork est actuellement en négociation avec JPMorgan en vue d’une injection de capitaux de dernière minute pour remplacer le capital attendu de l’introduction en bourse. L’objectif de WeWork semble désormais très clair : la société cherche à réduire drastiquement les coûts exorbitants de son développement démesuré, notamment ceux qui lui font perdre de l’argent.

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Cette annonce survient environ deux semaines après le départ du co-fondateur et CEO de WeWork, Adam Neumann. L’homme occupe aujourd’hui le poste de président du conseil non exécutif de la société. Sebastian Gunningham et Artie Minson ont repris les rênes de l’entreprise. WeWork a tout tenté pour séduire les investisseurs mais cela n’aura pas suffit. En supprimant des milliers de postes à travers le monde, WeWork cherche à tracer une voie directe vers un seuil de rentabilité et une introduction en bourse en 2020.

Réduire la voilure pour mieux se relancer

En 2018, les revenus de WeWork ont doublé pour atteindre 1,8 milliard de dollars (1,65 milliard d’euros) mais le problème c’est que ses pertes aussi ont doublé. La même année, la société affichait une perte de 1,9 milliard de dollars (1,75 milliard de dollars). Le calcul est rapide : WeWork perd beaucoup trop d’argent. De plus, certains investisseurs jugeaient le business model de l’entreprise comme étant trop fébrile. Deux sources ont également affirmé à Reuters que WeWork cherche actuellement à réduire ses effectifs et à ralentir son expansion afin de brûler moins d’argent.

Dans un communiqué de presse récent, Adam Neumann précisait que : “en tant que co-fondateur de WeWork, je suis très fier de nos équipes et de l’incroyable entreprise que nous avons bâtie au cours de la dernière décennie. Nos espaces de coworking sont présents dans 111 villes au sein de 29 pays, et nous accueillons chaque jour près de 527 000 membres. Bien que notre entreprise n’ait jamais été aussi puissante, j’ai décidé qu’il était dans l’intérêt de WeWork de démissionner de mon poste de CEO”. Il risque d’avoir du mal à apprécier la nouvelle stratégie adoptée par ses successeurs…