Fake influence sur Instagram : Facebook sort vainqueur de son procès contre une entreprise néo-zélandaise
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Fake influence sur Instagram : Facebook sort vainqueur de son procès contre une entreprise néo-zélandaise

Une victoire selon Facebook

Facebook gagne une action menée contre l’entreprise Social Media Series Limited, située en Nouvelle-Zélande. Celle-ci était accusée par le groupe en avril de vendre des faux « j’aime » sur Instagram, appartenant au groupe de Mark Zuckerberg.

Une première victoire pour Facebook

D’après la plainte déposée, l’entreprise poursuivie proposait aux utilisateurs d’Instagram de fausses mentions « j’aime ». Le service offrait également des faux abonnés, et de fausses impressions. L’objectif étant bien sûr pour les internautes d’augmenter leur visibilité, en particulier pour des publications pour des produits mis en vente ou à des fins commerciales. C’est le principe bien connu de la « fake influence », autrement dit la vente de faux facteurs d’engagement sur Instagram.

Un accord a été trouvé entre les deux entreprises. Les trois dirigeants de la société sont bannis des services Facebook, et devront payer 500 000 dollars d’amende, rapporte le Washington Post.

Facebook fait campagne depuis plusieurs mois pour protéger l’intégrité de ses plateformes. Le groupe avait annoncé qu’il n’hésiterait pas à lancer des actions en justice si nécessaire. Tout au long de cette année la société a mené des poursuites contre des organisations qui, selon elle, mettaient l’éthique de Facebook en péril. La chasse aux vendeurs de robots, ou systèmes de collecte de données détournés, est donc devenue le cheval de bataille de Facebook. C’est ainsi qu’en mai 2019, la firme poursuivait une autre entreprise, sud-coréenne cette fois, Rankwawe. La société proposait une application pour mesurer l’influence sociale des utilisateurs de Facebook. Néanmoins, les données récupérées servaient à générer de la publicité ciblée, et non à améliorer le produit proposé.

Pour les représentants du réseau social, ce genre de pratique peut conduire à d’autres actions répréhensibles. Les utilisateurs pourraient ensuite devenir victimes de fraudes, de désinformation ou d’atteinte à la vie privée. Les faux comptes et le système d’abonnés inactifs pouvant servir de vecteur pour des personnes cherchant à faire de la propagande.

Ces initiatives sont censées redonner confiance aux utilisateurs. Depuis l’affaire Cambridge Analytica la réputation de Facebook a souvent été remise en cause concernant l’exploitation et le manque de protection des données des utilisateurs.

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