Voilà désormais plusieurs mois que la Libra a été présentée au reste du monde par son association. Le projet dont l’idée est née au sein du géant Facebook suscite la crainte de nombreux pays, et bien qu’elle soit annoncée pour juin 2020, il semble qu’elle ne soit pas arrivée au bout de ses peines. Alors que la Libra compte des partenaires de taille pour la soutenir, Visa et Mastercard devraient ne pas être de la partie.

C’est en tout cas ce qu’indique le Wall Street Journal (WSJ) dans un article publié le 1er octobre. Une source anonyme aurait confié au média américain que Visa, Mastercard, ainsi que d’autres partenaires financiers stratégiques pourraient reconsidérer leur implication dans le projet de lancement de cette cryptomonnaie, gérée derrière la Libra Association.

De plus, Bloomberg aurait récemment indiqué que deux autres partenaires seraient encore hésitant à s’investir dans ce projet, pourtant résolument bien intentionné. Il s’agit de PayPal et de Stripe, solutions de paiement en ligne, et de portemonnaies numériques.

D’après le WSJ, les responsables de l’association et l’ensemble des partenaires de initiaux auraient été convoqués pour une réunion, jeudi 3 octobre, à Washington. Les conséquences de ce rendez-vous seront certainement divulguées et iront dans le sens de ce qu’annonce le média, ou non.

Les membres fondateurs de l'association Libra.

Les membres fondateurs de l’association Libra.

Quoi qu’il en soit, si des entreprises de l’envergure financière de Visa, Mastercard, PayPal, et Stipe disparaissent de l’association, cela risque de poser de sérieux problèmes au développement la cryptomonnaie. En effet, si la Libra est d’office adoubée par des moyens de paiement, son utilisation et sa fluidité pourrait être accrues et l’aider à s’internationaliser rapidement.

Récemment Reuters révélait que le lancement de la monnaie pourrait être repoussé afin de répondre pas à pas aux craintes des différents gouvernements. La France, via Bruno Le Maire, a annoncé qu’elle ne serait pas autorisée sur son territoire. Un nouveau coup dur pour David Marcus, co-créateur de l’association qui a d’ailleurs tenté de défendre son projet après la médiatisation de cette nouvelle.

Sur les craintes des États : « Le ton de certains de ces reportages suggère de l’angoisse, etc… Je peux vous dire que nous travaillons très calmement, et avec confiance, à résoudre les préoccupations légitimes que la Libra a soulevées en mettant au premier plan les conversations sur la valeur des monnaies numériques, » précise David Marcus. Il annonce aussi que la première vague de membre de la Libra Association seront « formalisées dans les semaines à venir ».

On a hâte de voir ce que tout ceci va donner, face à la crainte de baisse de souveraineté des banques centrales, et les jeux de lobbying que cela va lancer.