Le média américain The Verge a publié, divers audio dans lesquels on entend Mark Zuckerberg s’exprimer sur différents sujets face à ses employés. La fin de Facebook, le lancement de la Libra, la concurrence ou encore les conditions de travail des modérateurs, découvrez tout ce qu’il pense.

Tout le monde connaît Mark Zuckerberg. Fondateur du plus grand réseau social au monde, que l’on ait 14, 35 ou 60 ans son nom est déjà arrivé à nos oreilles. Encore plus suite au scandale Cambridge Analytica. Placé sur le devant de la scène depuis ce scandale, il a dû se justifier devant plusieurs gouvernements.

Mark Zuckerberg est bien conscient de sa puissance et du pouvoir de son entreprise

L’un des employés lui a justement demandé comment il gérait la pression médiatique. En toute simplicité, Zuckerberg explique “je pense que la majorité des inquiétudes viennent du fait que les gens pensent que notre entreprise est très puissante. C’est une concentration au sein de l’entreprise, une concentration au sein d’une personne. Je pense qu’historiquement, cela a été très précieux…“. Il évoque ainsi l’offre de rachat faite par Yahoo en 2006 ou encore la diversification de Facebook. Il ajoute également ne pas pouvoir assister à toutes les audiences auxquelles on lui demande de se justifier. Mark Zuckerberg a témoigné aux Etats-Unis et en Europe, mais il n’a pas été personnellement à toutes.
Pour finir sur ce point, il termine en disant “je prends très au sérieux ce qu’est ma conduite personnelle et comment elle se répercute sur l’entreprise. Mais je pense que, dans l’ensemble, la structure que nous avons eue a bien servi l’entreprise et la collectivité… mais nous recevrons toujours des critiques“. Malgré les menaces, Zuckerberg a souvent pris des décisions positives pour son entreprise, qui aujourd’hui font de Facebook, un monstre technologique.

Zuckerberg est prêt à se battre pour défendre son entreprise

Un autre employé de la firme, l’a interrogé sur les tentatives de démantèlement de Facebook. Le réseau social a récemment écopé d’une amende de 5 milliards de dollars par la FTC, nombreux sont les hommes politiques et associations souhaitant démanteler Facebook et plus largement les GAFA. Face à toutes les inquiétudes, Mark Zuckerberg confirme être inquiet. Il ajoute “si vous avez quelqu’un comme Elizabeth Warren qui pense que la bonne réponse est de démanteler les entreprises… Je veux dire, si elle est élue présidente, je parie que nous aurons une contestation judiciaire, et je parie que nous gagnerons la contestation judiciaire. Le dirigeant n’a pas peur et est prêt à aller sur “le ring pour défendre” sa société.

Le plan d’attaque de Facebook pour faire face à TikTok

L'application TikTok de nouveau autorisée en Inde

© Getty Images

TikTok fait de plus en plus de bruit. Les jeunes adorent ce réseau et l’entreprise déploie de plus en plus de solutions pour attirer les annonceurs. Facebook semble même s’en inspirer pour Instagram, qui pourrait prochainement lancer Clips.

Mark reconnaît que “TikTok est le premier produit Internet grand public construit par l’un des géants chinois de la tech qui se porte plutôt bien. Ça commence à bien marcher aux États-Unis, surtout chez les jeunes. Il se développe très rapidement en Inde. C’est un phénomène intéressant ». Le CEO de Facebook compare l’application chinoise à l’onglet Explore d’Instagram. Pour faire face à la montée de TikTok, la stratégie de Facebook est simple. Développé Lasso, le concurrent de TikTok dans des pays où le chinois n’est pas encore très populaire comme le Mexique et ensuite partir concurrencer l’application sur les marchés plus importants.
Facebook reste Facebook et Zuckerberg n’hésite pas à tacler son concurrent en disant “nous avons constaté, c’est que leur taux de rétention n’est pas très élevé une fois qu’ils ont cessé de faire de la publicité ». Une phrase qui indique que le marché n’est pas saturé et que Facebook est prêt à prendre sa place !

Facebook ne veut pas implanter des puces dans nos cerveaux

Mark Zuckerberg aborde également le sujet du contrôle de la pensée. Il y a quelques mois, on apprenait que Facebook travaillait sur un bandeau non-invasif pour écrire grâce à la pensée. Plus récemment, l’entreprise a acquis CTRL-labs pour accélérer le développement de sa technologie non-invasive.
Le fondateur de Facebook trouve le domaine passionnant et affirme que Facebook travaille sur une approche non-invasive, sans intervention chirurgicale ou implant. L’entreprise ne veut pas reproduire les scénarios de films SF, mais simplement permettre à un utilisateur de “cliquer avec votre cerveau, lorsqu’on regarde quelque chose en réalité augmentée“.

La Libra : un projet controversé, mais essentiel

Pour finir, la Libra est un gros sujet pour le réseau social. Annoncée en juin dernier, elle est depuis critiquée et fait peur. Malgré une date qui devrait être repoussée, Zuckerberg explique que des tests sont en cours en Inde. Le projet a différentes échelles. Une pour “permettre aux gens d’envoyer de l’argent aussi facilement que vous pouvez envoyer une photo ou un autre contenu à travers le monde à différentes personnes“. L’autre plus grande, qui est de “de mettre en place un nouveau type de monnaie numérique qui peut fonctionner à l’échelle mondiale et qui sera stable“. Un projet colossal, sur lequel Facebook veut avoir un rôle d’éducation, un rôle de consultant et ne pas seulement lancer un produit, juste comme ça. Mark Zuckerberg est conscient du chemin qu’il faudra parcourir pour arriver à un projet solide et accepté par les utilisateurs et les gouvernements. Il est prêt.