Après avoir mis en pause le stockage et l’analyse des conversations par des sous-traitants, Google va reprendre les enregistrements des conversations. Des modifications ont été apportées dans la gestion des données. Les utilisateurs pourront choisir ou non d’activer le stockage des données. En outre, la détection de mot-clé par Google Assistant sera rendue moins sensible.

Une politique qui change... un peu

Après avoir été soumis à une enquête menée par l’Allemagne, Google avait été sommé de suspendre l’enregistrement des conversations des utilisateurs en Europe le 1er août dernier. La suspension doit durer trois mois. Pour rappel, cette décision avait eu lieu après que Google ait admis avoir écouté des fragments d’enregistrements de conversation. Ces écoutes avaient eu lieu selon la firme pour améliorer les performances du logiciel dans la compréhension des différentes langues et des accents.

Argument jugé non convaincant par l’office de la protection des données de Hambourg, pour qui les « conversations enregistrées, dont certaines sont sensibles, étant basées sur des informations personnelles issues de la sphère privée et personnelle des utilisateurs ». L’autorité locale avait également insisté sur le déclenchement involontaire de l’assistant, capable alors d’enregistrer les utilisateurs à leur insu.

Le groupe a donc cherché à mettre en place des modifications pour rendre les enregistrements plus compatibles avec le respect des données personnelles. Dorénavant, les enregistrements seront désactivés par défaut, et les utilisateurs devront activer l’option VAA (Autorisation Audio et Voix). Google a également annoncé que les données associées aux comptes des utilisateurs datant de plusieurs mois seront supprimées.

De plus, les utilisateurs pourront retrouver dans leurs paramètres une nouvelle option qui permettra de réduire la sensibilité du mot clé « OK Google », parfois activé de manière involontaire.

Dans le contexte actuel, il est évident que Google a tout intérêt à se montrer respectueux des données personnelles de ses utilisateurs. Inutile de rappeler que la firme est actuellement soumise à une enquête antitrust aux États-Unis, menée par des sénateurs répartis sur 48 états américains.

Le groupe n’est d’ailleurs pas le seul à améliorer sa politique de confidentialité concernant les données personnelles. Facebook a annoncé qu’il avait lui aussi apporté ce même type d’amélioration sur ses écrans connectés Portal.

Il est vrai qu’après avoir procédé à ces enregistrements sans en informer les utilisateurs auparavant, on peut dire qu’il y a un certain progrès. Il est toujours amusant cependant de voir ce type de décision pris sur le tard, et présenté comme une amélioration.

Conclusion, aux accusations portant sur une intrusion abusive, et une atteinte à la vie privée, Google se contente en réalité d’annoncer qu’ils continueront leurs pratiques, mais cette fois, avec le consentement des utilisateurs.