La start-up fondée à l’extérieur de Tel Aviv en 2017, annonce une levée de fonds de 22 millions de dollars pour développer ses services de paiement automatique. Après Walmart , c’est donc au tour de Trigo de faire concurrence à Amazon Go, qui propose déjà ce type de service.

Un magasin connecté et automatisé

Les caissiers sont remplacés par des bornes automatiques à interface tactile, capables de repérer le produit acheté, et de le débiter automatiquement sur votre carte/compte.
Ce système vous laisse libre de partir du magasin sans avoir à passer par une caisse pour vérifier l’ensemble de vos achats.

Trigo travaillera avec les supermarchés pour les approvisionner en caméras, ordinateurs à vision 3D. Grâce à une technologie avec fusion de capteurs et un service cloud doté d’une réelle puissance de calcul, les déplacements des clients pourront être suivis.
Les personnes auront le choix et pourront être débitées automatiquement ou se rendre à une caisse dans le magasin. 

Trigo a investi des boutiques d’une superficie de 500 m2 environ, soit le double du plus grand magasin Amazon Go situé à Seattle pour l’instant. Cependant, Amazon a pour projet d’ouvrir plus de boutiques d’ici 2021 et de viser les supermarchés.
La start-up a annoncé vouloir développer des partenariats avec des boutiques aux U.S.A et en Europe. C’est effectivement sur le vieux continent que Trigo pourrait trouver un réel marché à investir, car Amazon Go est principalement déployé aux États-Unis.

Pour l’instant, le principal client de la start-up sera la chaine de supermarchés Shufersal, qui compte installer la technologie proposée par Trigo sur 280 magasins dans les 5 prochaines années. D’après Micheal Gabay, dirigeant de Trigo, il y a une importante demande pour ce type de technologie, capable d’offrir une plus grande harmonie dans les activités de shopping.

Nul doute que ce type de service est séduisant, à la fois pour les clients, comme pour les sociétés qui, grâce à ce système, nécessiterait de moins de personnel en caisse. Objectif poursuivi par les supermarchés depuis plusieurs années avec les caisses automatiques et l’utilisation de la technologie NFC. La mise en place de ces technologies pourrait en contrepartie générer d’autre types d’emplois, notamment dans la maintenance. Encore faudra-t-il permettre à chacun d’accéder à des formations plus spécialisées à l’avenir.