Après les rumeurs, place aux faits. La fameuse enquête antitrust dont on entend parler depuis plusieurs mois a bel et bien démarré. Les GAFA sont dans le viseur du gouvernement américain et de la Federal Trade Commission. Les instances de régulation viennent de réclamer des documents aux entreprises technologiques, pour examiner leur comportement potentiellement anticoncurrentiel. Les GAFA ont jusqu’au 14 octobre pour les fournir.

Une étape importante de l’enquête

Il y a quelques jours, 48 états et deux districts des États-Unis ont officiellement annoncé leur participation à l’enquête massivement orientée sur la monopolisation du marché par Google. De son côté, Facebook est aussi dans le viseur de 8 procureurs généraux des États-Unis. Bref, la grande campagne du gouvernement a démarré. Le 13 septembre, la Chambre des représentants a demandé à Amazon, Apple, Facebook et Google de partager des documents sensibles, y compris des communications confidentielles entre cadres supérieurs, qui détaillent leurs opérations internes.

Même si aucune demande légale n’a été envoyée aux entreprises concernées, David Cicilline, président de la sous-commission antitrust, a déclaré que cette demande marquerait une étape importante dans cette vaste enquête. Il somme les GAFA de fournir au plus vite les documents demandés. Les législateurs veulent comprendre exactement ce que les entreprises technologiques savent.

Que cherchent réellement les régulateurs ?

Dans certains de ces documents, les autorités sont persuadées que Mark Zuckerberg aurait par exemple pu parler de rivaux comme Vine ou Snapchat. Ils veulent comprendre comment la position dominante de Facebook peut agir sur le marché. Les organes de régulation espèrent aussi en apprendre davantage sur les acquisitions d’Instagram et de WhatsApp par Facebook.

Pour Doug Collins : “ces informations sont essentielles pour nous aider à déterminer si des comportements anticoncurrentiels se produisent. Nous devons savoir si les organismes d’application de la loi antitrust doivent enquêter sur des questions précises et si nos lois antitrust doivent être améliorées pour mieux réguler la concurrence sur les marchés numériques”.