Facebook et Google réfutent les accusations d'ingérence dans les élections russes
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Facebook et Google réfutent les accusations d’ingérence dans les élections russes

La Russie accuse les géants du net d’ingérence dans les élections de ce week-end en Russie

Suite aux élections locales et régionales effectuées ce week-end en Russie, le Service fédéral des communications accuse Facebook et Google d’avoir enfreint la législation russe. Les géants du net sont accusés d’ingérence pour avoir laissé circuler des messages publicitaires à caractère politique pendant les élections. Selon l’autorité publique de communication, le Roskomnadzor, une telle action peut être considérée comme « une obstruction à des élections démocratiques ».

Une période de silence à respecter

La Russie aurait prié Facebook et Google de stopper toute promotion en lien avec la politique sur la durée du week-end, conformément à la loi Russe. Elle les accuse aujourd’hui de ne pas avoir respecté cette période de silence, perturbant ainsi le bon déroulement des élections.

Google a déclaré ce matin que la compagnie encourageait les publicités à caractère politique, en précisant toutefois la nécessité de se conformer aux lois établies par chacune des zones géographiques exigeant une période de « silence politique« .
Et d’ajouter que le groupe ne saurait être tenu responsable des messages publiés par les utilisateurs.

Comme chacun sait, il existe en France un devoir de réserve qui s’applique aux fonctionnaires de l’Etat, plus strictement aux fonctionnaires dotés d’autorité. Ceux-ci doivent veiller à ne pas se prononcer sur les futures élections, garantissant ainsi la neutralité dans le cadre de l’exercice de leur fonction. La durée de cette période de réserve est établie par le ministre de l’Intérieur.

Il semblerait que ce devoir s’étende au monde entier quand il s’agit des élections russes, si l’on en croit les accusations portées contre Google et Facebook.

Les tensions ne cessent de grandir entre La Russie et les grands groupes du numérique. Le Roskomnadzor avait déjà menacé de bloquer Facebook et Twitter sur le territoire russe, si les données personnelles des ressortissants n’étaient pas stockées sur des serveurs russes.

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