Le prochain business d'Uber ? Des prêts bancaires pour les chauffeurs
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Le prochain business d’Uber ? Des prêts bancaires pour les chauffeurs

Comme plusieurs entreprises américaines, Uber pourrait proposer aux chauffeurs des prêts ou avances sur salaire, afin d'aider ces derniers dans des moments difficiles.

Uber n’est plus le simple service de mise en relation entre chauffeurs et passagers. L’entreprise a plus d’une idée pour se diversifier et il semblerait que le secteur bancaire l’intéresse. L’entreprise prépare un produit financier à destination des chauffeurs. Ce dernier se traduirait sous la forme de prêt, comme l’a remarqué Recode.

Un produit financier se prépare

Plusieurs conducteurs ont vu apparaître un sondage sur leur application. Ce dernier créé par Uber, comporte diverses questions sur les prêts. L’entreprise demande par exemple « les facteurs les plus importants lorsque vous décidez de faire un prêt », si les conducteurs ont déjà contracté de petits prêts (une somme inférieure à 1000 dollars), ou encore quelle serait la probabilité qu’ils contractent leur prêt chez Uber, si cela était proposé.

Avec ce prêt, l’entreprise voudrait aider les chauffeurs « en période de besoin ». Ces derniers ne seraient bien évidemment pas obligés de contracter des prêts. Rien n’est officiel du côté d’Uber. Ce sondage est peut-être anodin, mais l’idée de ce produit financier n’est pas surprenante. Uber a déjà proposé des programmes similaires à certains chauffeurs dans certains états aux États-Unis. La société propose également des solutions pour permettre aux chauffeurs d’obtenir une voiture rapidement, grâce à des partenariats avec des sociétés de location par exemple.

Les actions d’Uber sont critiquées

Cependant, l’initiative de l’entreprise, si elle se concrétise risque d’être vivement critiquée. Uber et d’autres compagnies comme Lyft, sont accusées de sous payer les chauffeurs. Les deux leaders américains pourraient par ailleurs prochainement être dans l’obligation de requalifier les contrats des chauffeurs indépendants en salariés, si le texte de loi est adopté par le Sénat. Pour lutter contre cela, les deux entreprises ont proposé la mise en place d’un salaire minimum d’environ 21 dollars de l’heure, lorsque les chauffeurs réalisent une course.

Les prêts pourraient être perçus comme des avances sur salaire à court terme. Ce type de prêt est une réelle tendance aux États-Unis. Des entreprises comme Walmart, le propose afin d’aider leurs employés, mais également augmenter la productivité de ces derniers. Uber a refusé de commenter et les réactions assez vives vont certainement obliger l’entreprise à reconsidérer ce projet et à bien le préparer, si un lancement officiel doit avoir lieu.

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