C’est un phénomène qui prend de l’ampleur. Les deepfakes font désormais quasiment partie de notre quotidien. Pour lutter contre ce fléau, Facebook annonce que ses équipes vont travailler avec Microsoft et le MIT pour mieux détecter les deepfakes et pouvoir les éliminer. Dans le cadre de cette alliance, Facebook promet de créer un ensemble de données qui pourrait être utilisé pour créer de meilleurs outils de détection.

Lancement du Deepfake Detection Challenge

Facebook ne veut prendre aucun risque. C’est pour cette raison que dans le cadre d’un partenariat qui implique, Microsoft, le MIT et l’Université d’Oxford, le réseau social compte investir près de 10 millions de dollars (9 millions d’euros). Objectif : lutter contre les deepfakes en prévision de l’arrivée des élections présidentielles de 2020.

L’initiative en question s’appelle Deepfake Detection Challenge (DFDC). L’idée est de créer des outils pour que les entreprises, les gouvernements ou les médias puissent très rapidement détecter si une vidéo a été trafiquée. Un bon moyen d’éviter la propagation de fausses informations. Facebook doit même embaucher des acteurs pour créer de fausses deepfakes (c’est cocasse), dans le but d’entraîner les outils d’intelligence artificielle qui devront servir dans la vraie vie.

Les deepfakes sont très dangereuses

C’est évident et tous les experts s’y attendent : les deepfakes risquent de poser un problème majeur lors des élections américaines à venir. Ce processus de permutation intelligente des visages, est en réalité une technique de synthèse d’images basée sur l’intelligence artificielle. Il faut savoir qu’elle sert à superposer des images et des vidéos existantes sur d’autres images et/ou vidéos. Concrètement, vous pouvez faire dire n’importe quoi à n’importe qui.

Par exemple, en avril 2018, une vidéo de Barack Obama avait été créée grâce à l’intelligence artificielle. Heureusement, il s’agissait d’une collaboration entre l’acteur Jordan Peele et BuzzFeed. Ils réalisaient à l’époque une vidéo dans laquelle Barack Obama parlait de Black Panther et insultait Donald Trump au passage. Auparavant, l’ancien président des États-Unis avait déjà été le sujet d’un projet d’étude pour la création de fausse vidéo.