Cette fois-ci nous y sommes. Depuis plusieurs mois les rumeurs allaient bon train sur l’éventualité qu’une enquête antitrust, visant les GAFA, puisse être ouverte. Il semblerait que les États-Unis aient pris leur temps pour préparer ce qui s’apparente à la plus grand enquête jamais menée sur une entreprise technologique. Aujourd’hui nous apprenons que 30 procureurs généraux sont sur le point d’officialiser l’ouverture de cette gigantesque enquête avec Google en ligne de mire. C’est du jamais vu !

Les procureurs généraux vont travailler avec la FTC

Les autorités américaines cherchent à comprendre dans quelle mesure l’entreprise technologique profite de sa position dominante sur le marché. Google s’est préparé à cette enquête et précise qu’il coopérera volontiers avec les fonctionnaires de l’État.

Pour Jose Castaneda, porte-parole de Google : “nous continuons à travailler de manière constructive avec les organismes de réglementation, y compris les procureurs généraux, pour répondre aux questions sur nos activités et le secteur particulièrement dynamique de la technologie.”

Déjà en juin dernier, Ken Paxton, procureur général du Texas, avait demandé à la FTC (Federal Trade Commission) de s’intéresser aux activités de Google. Le procureur s’inquiétait notamment de la politique menée par l’entreprise concernant la protection de la vie privée et la collecte de données de ses utilisateurs. Pour les représentants de l’État, Google a tellement de données qu’aucun concurrent ne pourrait rivaliser.

Tous les GAFA pourraient bien être concernés

Google fait partie des entreprises les plus puissantes et les plus riches du monde. Elle ne sera d’ailleurs pas la seule à faire l’objet d’une enquête antitrust. L’ensemble des GAFA (Google, Amazon, Facebook, et Apple) serait dans le viseur des autorités de régulation. Les États-Unis cherchent à faire la lumière sur la position dominante qu’ils occupent sur leur propre marché et détecter des failles qui prouveraient qu’ils abusent de celle-ci.

En juillet dernier, nous apprenions qu’Amazon était également visé par une enquête menée par la Commission Européenne. Pour Margrethe Vestagar, commissaire européenne chargée de la concurrence : “pour le bien du marché, nous devons absolument veiller à ce que les grandes plateformes n’abusent pas d’un comportement anticoncurrentiel”.