Pornodivulgation : une condamnation à 3,2 millions de dollars aux États-Unis
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Pornodivulgation : une condamnation à 3,2 millions de dollars aux États-Unis

Elizabeth Clark a porté plainte contre son ex-mari et sa nouvelle compagne pour cyberharcèlement, pornodivulgation et diffamation.

Cette affaire vient s’imposer comme une des premières où une personne est amenée à recevoir une peine comme celle-ci. Un ex-mari et sa nouvelle compagne ont été condamnés à payer près de 3,2 millions de dollars pour avoir commis de la pornodivulgation, appelé également revenge porn.

L’affaire remonte à un premier désaccord entre les ex-époux. Adam Matthew Clark, l’ex-mari de Elizabeth Ann Clark refuse de payer les pensions alimentaires qui lui sont demandées. Suite à ce désaccord, les attaques via internet ont commencé. L’ex-mari a d’abord clamé l’incapacité de son ex-femme à pouvoir s’occuper de leurs enfants et qu’elle avait de l’herpès. La méthode fut relativement puérile puisqu’il s’est exprimé à travers une annonce diffusée sur le site internet Craiglist. Pire, sur Facebook cette fois-ci, une autre annonce se moquait de la perte de poids d’Elizabeth Clark. Cette publication a été accompagnée de photo de la plaignante à moitié nue, et d’une autre en sous-vêtement.

Des actes blessants qui portent atteinte à la vie privée d’Elizabeth Ann Clark. C’est pourquoi la justice a décidé de punir sévèrement l’ex-mari et sa nouvelle compagne. De ce fait, c’est 3,2 millions de dollars qui sont demandés pour dédommager la victime.

Les cas comme celui-ci sont assez rares pour le moment. Il s’agit du premier cas qui mène à un rendu positif pour la victime, mais, espérons-le, pas le dernier. Le procès a duré cinq jours, mais la victime s’est déclarée confiante face aux nombreuses preuves des atteintes portées par le duo.

La pornodivulgation fait partie intégrante des actes de cybercriminalité les plus populaires. La justice doit s’adapter à ces nouveaux cas pour protéger aux maximums les usagers. En France, par exemple, est considéré comme un crime la « transmission d’une image d’une personne qui est dans un lieu privé, sans le consentement de la personne concernée ». De plus, on retrouve dans le Code pénal l’article 226-2-1 réprimant le revenge porn qui peuvent conduire à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 € d’amende.

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