C’est le dernier né au sein de l’agence spatiale américaine : Aitken. Il s’agit d’un supercalculateur qui pourra par exemple permettre de calculer les paramètres d’un alunissage. La NASA vient tout juste de le dévoiler et de préciser qu’il est à la fois beaucoup plus puissant que le précédent et également plus respectueux de l’environnement. En effet, il demanderait moins d’eau et moins d’énergie pour fonctionner.

Aitken possède 221 To de stockage

D’après les experts de la NASA, ce supercalculateur devrait leur permettre d’effectuer des simulations complexes beaucoup plus rapidement qu’auparavant. Aitken pourrait exécuter des calculs jusqu’à 3,69 pétaflops (FLoating point Operations Per Second, soit opérations en virgule flottante par seconde). Il s’agit de toutes les opérations de calcul qui impliquent des nombres réels.

Le super calculateur possède 221 To de stockage et est alimenté par un système HPE SGI 8600 utilisant des processeurs Intel Xeon de deuxième génération avec Mellanox InfiniBand pour la partie réseau. Pour qu’il soit efficace, ce superordinateur doit absolument rester au frais et c’est justement cette partie qui est rarement écologique.

Un système de refroidissement plus respectueux de l’environnement

Les chercheurs utilisent l’air extérieur pour refroidir l’engin. Grâce à une technologie impliquant des ventilateurs et un système de circulation d’eau, le supercalculateur américain ne chauffe pas. La NASA précise que 16 autres modules de refroidissement devraient être construits à l’avenir. Ils peuvent à la fois être utilisés pour l’informatique et le stockage de données.

D’après l’agence spatiale américaine, l’utilisation de ce module d’alimentation et de refroidissement a permis d’économiser 2 millions de kilowattheures d’électricité et plus de 11,3 millions de litres d’eau au cours de l’année 2018, par rapport à l’ancienne installation.

1 500 scientifiques devraient utiliser ce supercalculateur, il est donc particulièrement important qu’il soit efficace. Parmi les premières opérations à venir avec Aitken : la modélisation et la simulation de l’entrée, de la descente et de l’atterrissage sur la lune pour la mission Artemis qui doit normalement démarrer en 2024.