Les youtubeurs LGBTQ+ s'attaquent à YouTube pour discrimination
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Les youtubeurs LGBTQ+ s’attaquent à YouTube pour discrimination

Les plaignants estiment que le réseau social réduit leur visibilité.

Les créateurs de contenus appartenant à la communauté LGBTQ+ prétendent que YouTube supprime certaines de leurs vidéos et les restreignent dans leur capacité à monétiser leurs contenus. Les youtubeurs LGBTQ+ ont donc décidé d’intenter un procès contre YouTube pour tenter d’obtenir réparation.

Moins de revenus pour les créateurs de contenus LGBTQ+

Selon le Washington Post, les youtubeurs impliqués dans ce procès précisent que YouTube déploie « des pratiques illégales de réglementation, de distribution et de monétisation de contenu qui stigmatisent, restreignent, bloquent, empêchent la monétisation et nuisent financièrement aux créateurs de contenus LGBTQ+ et à sa communauté de manière élargie« .

Récemment YouTube se mettait déjà la communauté LGBTQ+ à dos. Alors que d’habitude, la plateforme vidéo est plutôt douée pour éviter le bad buzz, cette fois-ci elle est totalement passée à côté de son rôle de médiateur. YouTube a défendu Steven Crowder, un YouTubeur qui prend un malin plaisir à ridiculiser Carlos Maza, journaliste pour le média américain Vox, en faisant de nombreuses allusions homophobes.

Aujourd’hui, les plaignants sont convaincus que les algorithmes de YouTube ciblent et suppriment les contenus dans lesquels des mots clés comme « gai », « lesbienne » ou « bisexuel » se trouvent. Deux Youtubeurs Bria Kam et Chrissy Chambers, affirment que la plateforme a restreint certaines de leurs vidéos et a fait chuter leurs revenus mensuels passant de 3 500 dollars (3 160 euros) à environ 500 dollars (450 euros).

Trop de pouvoir pour Google et YouTube

Alex Joseph, porte-parole de YouTube a expliqué « nous sommes fiers que tant de créateurs LGBTQ+ aient choisi YouTube pour partager leurs histoires et bâtir leur communauté. Tout le contenu de notre site est soumis aux mêmes politiques. Nos politiques n’ont aucune orientation sexuelle ou identité de genre et nos systèmes ne limitent ni ne démonétisent les vidéos en fonction de ces facteurs ou de l’inclusion de termes comme gai ou transgenre. »

YouTube n’a pourtant pas de très bons antécédents en ce qui concerne sa politique liée à la communauté LGBTQ+. En 2017 déjà, certains utilisateurs avaient remarqué un mode restreint pour bloquer les contenus provenant des créateurs LGBTQ+. Nombreuses sont les personnes à s’inquiéter de l’accumulation du pouvoir de la part de YouTube et de Google.

Peter Obstler, l’avocat des demandeurs a explique, « en contrôlant 95% des communications vidéo publiques dans le monde, Google et YouTube disposent d’un pouvoir gigantesque pour appliquer des politiques de contenu basées sur les points de vue d’une manière qui leur permet de choisir les gagnants et les perdants« .

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