Selon un rapport confidentiel édité par les Nation Unies et consulté par Reuters le lundi 5 août, la Corée du Nord aurait gagné 2 milliards de dollars grâce à plusieurs cyberattaques. Ces dernières viseraient des banques et des plateformes de cryptomonnaies.

Les 2 milliards de dollars perçus serviront à financer le programme d’armement nucléaire du pays. L’ONU enquête actuellement sur 35 attaques déclarées, la plupart menées par les services de renseignement nord-coréens. Les attaques les plus importantes sont celles liées aux échanges de cryptomonnaies. Selon le rapport, elles sont d’autant plus difficiles à suivre que celles générées par le secteur bancaire traditionnel. Les attaques auraient visé 17 pays.

Une porte-parole de l’Etat américain a appelé plusieurs Etats à prendre des mesures pour contrer la capacité de la Corée du Nord à mener des activités malveillantes dans le “cyberespace”. Surtout que ces dernières génèrent des revenus soutenant des programmes d’armes nucléaires illégaux.

Des sanctions depuis 2006

Le Conseil de sécurité a imposé des sanctions à la Corée du Nord depuis 2006 afin d’étouffer le financement des programmes de missiles nucléaires de la capitale nord-coréenne Pyongyang. Le Conseil avait interdit les exportations de charbon, fer, plomb, textile et fruits de mer ainsi que les importations liées au pétrole brut et aux produits pétroliers raffinés.

Depuis fin juillet, la Corée du Nord aurait procédé à plusieurs tirs de missiles de courte portée pour manifester sa colère face aux exercices militaires conjoints prévus entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump avait pourtant rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à trois reprises. La dernière fois était en juin dans la Zone démilitarisée entre les deux Corées. Ils avaient convenu de reprendre les discussions cet été.

De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU avait interdit à la Corée du Nord de procéder à des tirs d’armes balistiques par le biais de plusieurs résolutions. L’Organisation des Nations Unies aimerait notamment se doter d’un moratoire international sur la vente de logiciels d’espionnage pour contrer les gouvernements qui les utilisent en toute impunité.