La semaine dernière, Facebook a reçu une amende record par la Federal Trade Commission, suite à une enquête après le scandale du Cambridge Analytica. En plus de cette amende de 5 milliards de dollars, Facebook doit mettre en place un comité sur la vie privée, tout en prenant de nouvelles dispositions afin d’assurer la protection de la vie privée des utilisateurs du réseau social.

Pour beaucoup, cette sanction n’est pas suffisante au vu des conséquences des actes du réseau social avec les données personnelles des utilisateurs. Une organisation de défense de la vie privée et de consommateurs réclame au tribunal fédéral de ralentir l’attribution de cette amende, jugeant qu’elle ne correspond pas aux actes de Facebook. L’Electronic Privacy Information Center à l’origine de cette requête, demande spécifiquement à la cour de ne pas valider cet accord dans l’immédiat, pour lui permettre, ainsi qu’à d’autres organisations de protection de la vie privée, de déposer des résultats concernant l’affaire afin de programmer une audience pour examiner les questions relatives à la vie privée.

Dans son dossier, EPIC écrit : « De toute évidence, le règlement proposé n’est pas dans l’intérêt public, car il laisse les plaintes des consommateurs non traitées et ne garantit toujours pas la protection de leur vie privée sur Facebook. » L’organisation s’adresse ensuite à la FTC : « Cette cour a pour mandat de « ne pas rester les bras croisés et d’approuver tout jugement d’expédient qui lui est soumis » et « n’est pas tenu d’accepter un jugement qui semble tourner en dérision le pouvoir judiciaire » comme le jugement dans ce cas-ci proposé dans la présente affaire. »

En plus de l’Electronic Privacy Information Center, plusieurs groupes et associations comptent ne pas laisser passer cet accord si facilement. Pour le moment, Public Citizen, la Consumer Federation of America, le Center for Digital Democracy, la Campaign for a Commercial-Free Childhood, Color of Change, ou encore Open Markets, s’opposent fermement à cette décision. Ces organisations reprochent principalement le manque de transparence dans ce verdict. Brandi Collins-Dexter, la directrice de la campagne Color of Change s’indigne que le « public a le droit de savoir quelles lois Facebook a violées ».

Nous suivons de près les informations à ce sujet, affaire à suivre.