Nombreuses sont les entreprises à avoir lancé leurs enceintes connectées à l’instar d’Amazon, Google et Apple. Le chinois Huawei s’est également lancé dans la compétition avec son AI Cube, mais l’entreprise comptait aller plus loin. Comme le rapporte The Information, la société travaillait main dans la main avec Google depuis plus d’un an, avant que Donald Trump ne bannisse la firme chinoise des États-Unis.

Rappelez-vous, en mai dernier le président des États-Unis déclarait l’urgence nationale et bannissait Huawei du pays. Quelques semaines avant, le gouvernement avait fait arrêter la CFO de la firme chinoise.
Dans le même temps, Google avait annoncé interdire la licence Android pour les smartphones Huawei, décision sur laquelle le géant américain avait tenté de revenir. Bien que la situation entre les États-Unis et la firme chinoise semble s’apaiser et que le commerce devrait reprendre, les tensions restent présentes.

À présent, nous apprenons que la firme chinoise et le géant américain Google travaillaient main dans la main depuis plusieurs mois afin de présenter à la rentrée une enceinte connectée lors d’un salon IFA à Berlin. Suite à la décision du président américain, le projet a été abandonné, mais revenons sur la collaboration.

La relation Huawei/Google plus forte que ce que l’on imaginait ?

Un employé de Huawei s’est confié de manière anonyme à the Information. Il explique “nous avons travaillé sur ce projet avec Google pendant un an et avons fait beaucoup de progrès. Puis tout s’est soudain arrêté. » Les deux entreprises avaient déjà collaboré dans le passé sur le Nexus 6P.

L’enceinte imaginée par les deux entreprises avait pour vocation de se vendre à l’international (même aux États-Unis) et aurait été basée sur le Google Assistant. On ne connait pas le prix et on ne sait pas si l’enceinte avait pour vocation de concurrencer Amazon par exemple.
Les deux entreprises auraient également discuté de la possibilité de rendre compatibles les smartphones Huawei avec Android Auto.

Des questions de sécurité toujours plus présentes

Aucune des deux entreprises n’a souhaité commenter cette information. Soupçonné d’espionnage, le lancement d’une enceinte connectée par Huawei aurait probablement aggravé la situation, d’autant plus que depuis quelques semaines, on apprend que les constructeurs d’enceintes écoutent une partie minime des requêtes envoyées