C’est certainement la première fois que Facebook tente d’aller à l’encontre de son propre travail. Comme le rapporte le Washington Post, le réseau social annonce qu’il va mettre à jour son algorithme pour le freiner dans la diffusion de fausses informations et de nouvelles sensationnelles. Voici une nouvelle qui devrait satisfaire ses 2,7 milliards d’utilisateurs.

La raison d’être de l’algorithme va être revue

Alors que Chris Hughes, co-fondateur de Facebook se bat au quotidien pour le démantèlement du réseau social notamment à cause de son algorithme, la société annonce qu’elle va repenser la raison d’être de son algorithme. Initialement créé pour maximiser l’engagement et les clics et mettant en avant uniquement les nouvelles qui font des likes, l’algorithme de Facebook est à bout de souffle.

L’entreprise détachera plus de modérateurs pour vérifier la pertinence des contenus et détecter un peu plus les fausses informations. Le réseau social précise que les pages peu connues qui grossissent soudainement feront l’objet d’une attention toute particulière. C’est l’inverse de ce que faisait l’algorithme jusqu’ici.

D’autres mises à jour devraient s’opérer : Facebook développera un nouveau système de vérification pour les images, ajoutera des fonctions de confidentialité à Messenger, et mettra plus de moyens pour agir rapidement sur de potentiels messages, images, hashtags et autres contenus ou comportements malveillants.

La stratégie de Facebook est déjà payante

Henry Silverman, spécialiste des opérations chez Facebook précise : “au fur et à mesure que les contenus s’approchent des normes d’une communauté, nous constatons qu’ils engagent davantage. C’est pour cette raison que nous revoyons les paramètres de notre algorithme, pour l’adapter aux attentes de nos communautés“.

De nombreux experts constatent que la proportion d’Américains ayant consulté des sites web diffusant des fausses nouvelles a clairement diminué entre les élections législatives de 2018 et les élections présidentielles de 2016. Le travail de Facebook commence à payer.

Les groupes sont aussi dans le viseur du réseau social. Les personnes qui rejoindront des groupes à l’avenir, pourront obtenir plus d’informations sur l’historique des changements de nom. En effet, c’est une pratique répandue sur Facebook : de nombreux groupes politiques changent fréquemment de nom et se targuent d’avoir une large communauté derrière eux.