L'Afrique du Sud a été visée par une gigantesque cyberattaque
Cybersécurité

L’Afrique du Sud a été visée par une gigantesque cyberattaque

Ce jeudi 25 juillet, les habitants de la ville sud-africaine ont été privés d'électricité.

Les habitants de Johannesburg, plus grande ville d’Afrique du Sud, se sont retrouvés sans électricité à cause d’une cyberattaque. City Power, société responsable de l’alimentation électrique de la ville, a déclaré avoir été touchée par un virus le 25 juillet dernier. Le logiciel malveillant a crypté toutes les bases de données des applications et des réseaux de l’entreprise, l’empêchant de fonctionner.

Plus d’électricité à Johannesburg

Dans un tweet, les autorités municipales ont déclaré que l’attaque était survenue jeudi matin très tôt et qu’elle avait probablement compromis la base de données de City Power.

L’entreprise a assuré à ses clients qu’aucune de leurs données personnelles n’avaient pas pu être volées dans cette attaque. Quelques heures plus tard, City Power a finalement rétabli l’approvisionnement en électricité de la ville, y compris le système de distribution automatique prépayée qui permet aux habitants d’acheter de l’électricité au compte goutte. Oui, ça existe.

De plus en plus d’attaques du genre

En revanche, le rétablissement complet des systèmes de l’entreprise pourrait prendre plusieurs semaines. Les experts estiment que comme à Baltimore, cette attaque devrait coûter des millions de dollars à la ville de Johannesburg. En effet, aux États-Unis, Baltimore peine encore à se remettre de l’attaque qui l’a touchée en mai dernier. Près de 16 millions d’euros (14,4 millions d’euros) seront nécessaires pour remettre la ville sur pied.

Le 7 mai dernier, Baltimore s’apprêtait à vivre une cyberattaque d’une rare ampleur. Des pirates ont envoyé un logiciel malveillant sur les ordinateurs de nombreux résidents de la ville. Les données des disques durs des habitants étaient cryptées, ce qui les empêchaient d’accéder à leurs données. Pour pouvoir y avoir à nouveau accès, les personnes touchées par l’attaque devaient verser 67 000 €. À l’époque, le FBI conseillait aux victimes de ne surtout pas payer la rançon.

Les autorités municipales sud-africaines ont déclaré ceci jeudi après-midi que : « les clients ne doivent pas paniquer car aucune donnée personnelle n’a été compromise. Nous nous excusons pour les désagréments causés à la population de la ville de Johannesburg. Soyez patients et indulgents envers nous, nous faisons notre maximum ».

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