Depuis plusieurs semaines, le ministère américain de la Justice laisse planer le doute sur le lancement d’une potentielle enquête antitrust auprès des GAFA. Cette fois-ci c’est officiel : le ministère de la Justice a annoncé le lancement de son enquête. Amazon, Apple, Facebook et Google feront l’objet d’un examen minutieux, pour comprendre dans quelle mesure ces entreprises technologiques profitent de leur position dominante.

L’enquête va officiellement démarrer

Apple et Google étaient dans le viseur du ministère de la Justice depuis un petit moment. De son côté, la Federal Trade Commission (FTC) va probablement se concentrer sur Facebook et Amazon. Les quatre plus grandes entreprises technologiques du pays (et certainement du monde) vont être auditionnées par des organes de régulation américains. Pour de nombreux observateurs, le vrai problème est que Washington a peur du fossé qui se creuse entre la Maison Blanche et la Silicon Valley par le biais des GAFA.

L’objectif de cette vaste enquête antitrust n’est pas clair. Le ministère de la Justice américaine semble vouloir comprendre dans quelle mesure les grandes entreprises technologiques du pays profitent de leur position de leader sur le marché. L’organe de régulation a promis que des sanctions seraient prises à la moindre infraction contrôlée. On peut se demander si cette grande campagne antitrust n’est pas plus politique qu’autre chose.

Les GAFA ne se laisseront pas faire

Les auditionnés pourraient se montrer nerveux face aux investigations à venir. En effet, on a déjà demandé à certains de témoigner devant le Congrès américain sur des questions de concurrence. De son côté, Facebook effraye avec sa cryptomonnaie. Le projet de loi Keep Big Tech Out of Finance Act a même vu le jour, pour tenter de réguler la Libra.

Les GAFA ne comptent pas se laisser faire : Apple a déjà affirmé que l’App Store n’était pas un monopole et compte bien le clamer haut et fort. De son côté, Google estime que personne n’est obligé d’utiliser ses services. Parfaitement déterminés à maintenir le statu quo, les grandes entreprises technologiques mondiales préparent leur défense.