Les experts parlent d’une manœuvre de désorbitation contrôlée. En effet, la très discrète station spatiale chinoise, Tiangong-2 n’a plus que quelques heures devant elle, avant de s’écraser dans l’océan Pacifique.

Une destruction maîtrisée

Mise en orbite en 2016, la station spatiale chinoise avait pour objectif de tester un certain nombre de technologies orbitales chinoises. Initialement, Tiangong-2 devait rester deux ans en orbite, pas plus. Elle a largement dépassé sa durée de vie, car elle aura été opérationnelle pendant plus de 1000 jours. Les spécialistes de l’aérospatial chinois se félicitent de cette prouesse.

En 2018, nous nous questionnions sur la probabilité que la station spatiale Tiangong-1 puisse s’écraser en France. La station spatiale chinoise n’était pas le premier débris spatial à atterrir de façon incontrôlée sur terre. Pourtant, jusqu’ici, aucun n’a jamais causé d’accident majeur. Par ailleurs, l’année dernière, aucun débris la première station spatiale chinoise n’était tombée en France.

Les chinois aimeraient concurrencer l’ISS

Quant à Tiangong-2, elle aura tout de même largement été exploitée par les astronautes chinois. Certains d’entre eux l’ont visité pour y effectuer des expériences, tester des outils, faire le plein de carburant en orbite, etc. Pourtant, elle n’est pas aussi bien équipée que l’ISS, ni aussi spacieuse. Les chinois n’ont pu rester qu’un mois à bord de leur vaisseau.

La China National Space Administration a indiqué que la station commencerait à brûler très bientôt. L’organisme précise qu’une toute petite quantité de débris devrait tomber sur Terre, enfin plus précisément en mer : dans une zone sécurisée du Pacifique Sud.

La destruction de ce vaisseau spatial est donc bien mieux maîtrisée que celui de son prédécesseur. L’histoire ne s’arrête pas là : le lancement de Tiangong-3 est prévu pour 2020, et permettra aux astronautes chinois d’aller encore plus loin dans leurs recherches et peut-être un jour, d’espérer pouvoir la laisser en orbite pour de bon.