Un projet de loi à l’initiative des démocrates est en cours d’étude aux États-Unis. Ce dernier viserait à bannir les réseaux sociaux de l’industrie de la finance. Son petit nom est plutôt explicite, il se nomme Keep Big Tech Out of Finance Act. Pour mettre fin à la cryptomonnaie lancée par Facebook, les démocrates espèrent bien que cette loi verra le jour dans les semaines à venir.

Le développement de Facebook inquiète

C’est indéniable : la Libra dérange. Récemment, le gouvernement américain demandait à Facebook de mettre en pause sa cryptomonnaie, pour analyser les risques en matière de vie privée. Avant toute progression dans ce projet, le Comité des banques de la Chambre, dirigé par la démocrate Maxine Waters, aimerait observer le potentiel danger en matière de sécurité nationale et de politique monétaire, non seulement pour les 2 milliards d’utilisateurs de Facebook, mais également pour les investisseurs, les consommateurs et, plus largement, pour l’ensemble de l’économie mondiale.

Surnommé Keep Big Tech Out of Finance Act, un nouveau projet de loi veut interdire les grandes sociétés technologiques de jouer un rôle dans l’industrie de la finance. Si la loi était votée au Congrès, la Libra devrait probablement se désolidariser de Facebook. Le texte du projet de loi dit qu’une grande entreprise technologique ne peut pas être en même temps une institution financière.

La Libra pourrait disparaître

Les entreprises qui pourraient être concernées par l’interdiction de travailler dans le secteur financier, seraient celles qui dépassent un chiffre d’affaire annuel de 25 milliards de dollars, soit 22,3 milliards d’euros. Concrètement, le projet de loi vise directement Facebook et personne d’autre.

Les démocrates s’inquiètent de la toute puissance que le réseau social pourrait acquérir si il disposait d’une cryptomonnaie en plus de toutes les innovations qu’il possède déjà. Pour Maxine Water : “si de tels produits et services sont mal réglementés et ne font pas l’objet d’une surveillance suffisante, ils pourraient poser des risques systémiques qui menaceraient la stabilité financière aux États-Unis et dans le monde entier”.