C’est officiel : demain, vous n’aurez certainement plus besoin de préparer votre billet, papier ou numérique, pour prendre l’avion. Notre compagnie aérienne nationale, Air France, va expérimenter un système de reconnaissance faciale pour remplacer les cartes d’embarquement, aux États-Unis.

Tous les aéroports américains seront concernés en 2020

Pour le moment, Air France décide de réaliser cette expérimentation uniquement aux États-Unis, dans les aéroports JFK à New-York, et au George Bush International Airport à Houston. Certaines personnes continuent d’imprimer leur carte d’embarquement en papier. Air France veut en finir avec cela. Pour la société française : “la technologie de reconnaissance faciale est un vrai pas en avant, une façon de rendre l’expérience de voyage moins stressante et plus sûre”.

Tous les aéroports américains pourraient bien être concernés par l’arrivée de la reconnaissance faciale, dans les mois à venir. 2020 devrait être l’année officielle du changement chez Air France. Les États-Unis permettent ce déploiement massif, mais d’autres pays comme la France n’autorisent pas encore l’utilisation de la reconnaissance faciale. La ville de Nice faisait récemment l’objet d’une phase de test, à l’occasion du carnaval.

Une technologie à utiliser avec précaution

Nombreuses sont les personnes à protester contre technologie. Il faut dire qu’elle pose de sérieux soucis en matière de respect de la vie privée. Pour cette raison, la ville de San Francisco s’est opposée à ce que la reconnaissance faciale soit déployée dans ses rues. En effet, les conseillers municipaux dédiés à la surveillance ont exigé des limites concernant l’utilisation de ce système : 8 des 9 membres du conseil municipal se sont exprimés en faveur de la réglementation de ce processus.

Même des géants du web, comme Amazon et Microsoft appellent les gouvernements à prendre garde avec cette nouvelle technologie. La société de Jeff Bezos développe un système dédié à la reconnaissance faciale nommé Rekognition, mais sait pertinemment quels sont les enjeux et les limites de cette technologie. Pour cela, Amazon demande aux gouvernements d’être prudents.