Seulement quelques mois après que Mike Pence, le vice-président des États-Unis, ait demandé à la NASA d’envoyer à nouveau des hommes sur la Lune, le directeur des explorations humaines est remplacé. William Gerstenmaier, a été rétrogradé à un rôle de conseiller spécial. Il semblerait que les choses n’avancent pas assez vite au goût la direction.

2024 approche et la pression monte à la NASA

Jim Bridenstine, le patron de la NASA, a expliqué ce changement aux employés de l’agence spatiale : “comme vous le savez, la NASA a reçu l’audacieux défi de mettre la première femme sur la Lune d’ici 2024, dans l’objectif ultime d’envoyer des humains sur Mars. Pour relever ce défi, j’ai décidé d’apporter des changements à la Direction des missions d’exploration humaines, pour donner un coup d’accélérateur à ce programme”.

William Gerstenmaier faisait partie des administrateurs associés de la NASA depuis de nombreuses années. Ce changement de poste signifie clairement une mise au placard. L’homme avait pourtant supervisé les plus grands projets de l’agence spatiale, dont des vols habités déterminants dans l’histoire de la NASA. Parmi les missions importantes auxquelles il a pu participer, on retrouve l’exploitation de la Station spatiale internationale, le développement de la prochaine grande fusée de la NASA, le Space Launch System, ou encore le programme Commercial Crew.

Un ancien astronaute prend le poste

Jim Bridenstine précise malgré tout que : “en tant que nation, nous lui sommes reconnaissants d’avoir contribué à faire avancer les priorités des États-Unis et félicitons sa capacité à repousser les limites de la science, de la technologie et de l’exploration spatiale”. C’est Ken Bowersox, un ancien astronaute de la NASA qui prendra le poste de directeur des explorations humaines.

William Gerstenmaier ne s’attendait certainement pas à cela, puisque quelques heures avant l’annonce de ce changement, il déclarait lors d’une réunion d’un sous-comité de la Chambre que : “le programme Artemis de la NASA permettra de construire une architecture durable et ouverte qui rendra l’humanité à notre voisin le plus proche. Nous construisons pour le long terme, et cette fois-ci, nous allons sur la Lune pour y rester. Nous concevons une architecture ouverte, durable et réutilisable qui soutiendra l’exploration de l’espace profond pour les décennies à venir”.