Aujourd’hui, le Parlement vient finalement d’adopter la taxe GAFA. De ce fait, la France devient l’une des premières nations au monde à taxer le chiffre d’affaires des géants de la tech. Évidemment, comme la plupart de ces entreprises sont basées aux États-Unis, Donald Trump et ses conseillers n’ont pas apprécié cette taxe. Les États-Unis qui d’ailleurs ont ouvert une enquête à propos des effets d’une telle taxe.

Robert Lighthizer, le représentant au Commerce des États-Unis, affirme que : « La structure de la nouvelle taxe tout comme les déclarations des responsables laissent suggérer que la France, avec cet impôt, cible de manière inéquitable certaines entreprises technologiques américaines ». Face à ces accusations, Bruno Lemaire qui a porté ce projet de loi depuis le début, a répondu : « La France est un État souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales,et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales ». Il ajoute qu’en tant que pays allié, la France et les États-Unis ne devraient pas régler leurs différents par la menace, mais plutôt par la discussion. Il faut dire que c’est la première fois que les américains décident de lancer une telle enquête envers l’État français.

Le G20 qui s’est tenu début juin a encouragé les autres puissances mondiales à suivre l’initiative française. Cependant, si les États-Unis semblent plus ouverts à ce propos, ils ne souhaitent pas que de telles mesures ne s’adressent uniquement au secteur du numérique, et de la technologie.
En France, cette taxe devrait rapporter 400 millions d’euros à l’État dès la première année, puis 650 millions d’euros en 2020.