Européennes : le système d'alerte de désinformation aurait mal fonctionné
Cybersécurité

Européennes : le système d’alerte de désinformation aurait mal fonctionné

Le New York Times estime que des désaccords politiques auraient compromis la sécurité des élections.

D’après le New York Times, le système qui permet d’alerter les états, en cas de désinformation, aurait mal fonctionné lors des dernières élections européennes. Des désaccords politiques et un manque de données, seraient à l’origine de cette défaillance. Certaines informations n’auraient même pas été analysées.

La coordination entre les états doit être améliorée

Après plusieurs semaines d’enquêtes, le New York Times a publié un rapport qui explique que l’Union européenne n’aurait pas été suffisamment protégée en cas de tricherie ou de désinformation en ligne. Lors des dernières élections, la coordination entre les différents états n’a pas été optimale. Le système doit absolument être amélioré. D’après le journal, la plupart des états membres n’auraient pas suffisamment contribué à sa base de données.

La désinformation en ligne est au cœur du problème. À l’occasion des dernières élections, Facebook avait même mis en place une War Room, pour lutter contre les fake news. Une équipe composée de scientifiques, d’ingénieurs, et d’experts en sécurité qui devait intercepter toutes les fake news avant qu’elles ne se propagent. Facebook a voulu se donner les moyens de lutter efficacement contre les tentatives de manipulation des électeurs.

Les états membres semblent satisfaits

Du côté des états membres de l’Union européenne, on estime que tout s’est bien passé et que le système d’alerte était un bon moyen d’échanger sur les différentes informations disponibles. Ils précisent que le simple fait d’avoir eu, à leur disposition, une plateforme commune pour échanger aide et suffit à lutter efficacement contre la désinformation.

L’objectif est d’éviter à tout prix le scandale de 2016 lors des élections américaines. De plus en plus de pays tentent de lutter contre les fake news. C’est notamment le cas du Royaume-Uni. Depuis plusieurs mois, une unité est en place pour faire face à ce fléau. Une mesure prise rapidement, car Theresa May accuse la Russie d’avoir joué un rôle dans le vote du Brexit. La Premier ministre avait déclaré que « Le Royaume-Uni fera ce qui est nécessaire pour se protéger de la désinformation et collaborera avec ses alliés pour en faire de même ».

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